Si c’était un gâteau, ce serait l’anti-merveilleux. On l’appellerait l’abominable : un truc gras, lourd et qui met des heures à se laisser digérer. Je vous laisse imaginer.
Il faut pourtant se souvenir de l’innocente fraîcheur des débuts : quand l’informateur, Bart De Wever, recevait poliment ses invités au Sénat. Les socialistes comme les autres, sortaient de la rencontre le compliment aux lèvres.
Impression surannée de nécessaire illusion. Il fallait passer par le credo volontaire, par l’absence totale de procès d’intention. La N-VA a gagné les élections. Elle sera dans le prochain gouvernement. Elle veut un accord et choisira raisonnablement la voie médiane vers ses objectifs autonomistes.
Le temps passant, le sourire et le nœud papillon volontaires ont laissé la place aux rictus et à la méfiance absolue. En un an, depuis la démission d’Yves Leterme, la N-VA phobie a repris le dessus, sans que Bart De Wever n’apaise les angoisses francophones. L’inhibition principale de cette négociation repose sur la question : à quoi sert-il de réformer un Etat dont la N-VA veut à terme la disparition ?
Mais voilà que la N-VA s’impatiente, tape du pied : pas d’avancée après les cloches de Pâques et le parti nationaliste choisira de ne plus participer aux négociations. Pour les autres partis flamands et francophones, il s’agit surtout de cacher sa joie. Pas compliqué, d’ailleurs, car le départ de la N-VA pourrait être un fabuleux destin pour les détenteurs de la vérité nationaliste, les légataires du bien flamand. Cela permettrait de faire passer la réforme acceptée par les autres comme un produit blanc, un pâle compromis à la solde des francophones.
Les partis francophones doivent donc se préparer, en cas de départ volontaire de la N-VA, à payer les intérêts : ils devront faire un geste par rapport à la note de Johan Vande Lanotte. Ils devront aller plus loin, sous peine de faire apparaître le CD&V essentiellement et l’Open VLD dans une autre mesure, comme les valets des francophones. Ce qui serait tout bénéfice pour la N-VA et augurerait de bien d’autres complications futures.
Les conclusions de cette réflexion laissent peu de perspectives : il n’est pas du tout certain que la N-VA mette sa menace à exécution. Il est illusoire de penser à ce stade que les autres partis mettront le parti nationaliste à l’écart. Et enfin, croire que sera facile sans la N-VA serait une autre illusion.
Johanne Montay




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de mdk Bonjour, Je ne suis pas très optimiste sur ce plan d'avenir concernant notre royaume ! Mais comme Bart le dit nous somme arriver en Belgique a avoir deux démocratie !! et Si ue des démocratie désire quitté sont voisin !! il faut en tenir compte !! Je pense que le Fond du soucis pour arriver a une solutions c'est de savoir ce que les Flamand veulent encore faire ensemble !! Et surtout le nœud du problème reste Bruxelles. Il faut que les Flamands choisisse !! il veulent plus d'autonomie, pas de soucis mais Nous les Bruxellois devons prendre notre également l'option de cette autonomie ! Mais là les Flamand ne veulent pas entendre parler de cette éventualité !! Un peux facile de faire des revendications a la carte ! Bien à vous
13-06-2011 12:40 |
de theo Une solution possible: on donne en septembre des pouvoirs étendus au gouvernement d' "affaires courantes". Plus d'élections jusqu'en 2014, on revote pour la forme à cette date, et si le tsunami nationaliste reste raisonnable, on prend les mêmes et on recommence en affaires courantes jusqu'en 2018, puis encore jusqu'en 2022. Là, qui sait, les diables rouges avec un Eden hazard au sommet de son art nous sorte un gros exploit à la coupe du monde au Qatar, Bart De Wever meurt d'un excès de cholestérol, et les flamands se rendent compte que BHV n'est toujours pas scindé 12 ans après juin 2010, et que finalement leur vie n'est pas devenue un enfer à cause de cela, le soufflé nationaliste retombe, ils revotent pour de vrais partis démocratiques, et la vie politique peut enfin reprendre son cours. Voilà le scenario le plus optimiste que l'on puisse imaginer. Il en existe toute une série d'autres, mais la plupart se terminent beaucoup plus mal
12-06-2011 15:38 |
de spirifer Solution : de nouvelles élections. Mais avec une nouvelle règle: comme aucun gouvernement n'a pu être formé, aucun des parlementaires élus, qu'il soit de l'ancienne majorité ou de l'ancienne opposition, ne pourra se représenter au suffrage universel. S'ils sont incapables de former un gouvernement, ils sont indignes de briguer nos suffrages! Place à de nouvelles têtes que l'on peut espérer mieux faites.
12-06-2011 08:18 |
de manu il faut quand même bien sortir de l'impasse, ce qui semble de plus en plus impossible avec une N-VA qui dévoile progressivement son vrai visage....Sortir de l'impasse pour envisager une Belgique réellement fédérale qui ne sera pas mise en place dans l'urgence.
07-06-2011 13:43 |
de Ser Ce sera difficile de trouver un accord s'il ne peut être qu'en faveur desthèses séparatistes. Au fait, quel rôle est supposé pouvoir ou devoir jouer la"sureté de l'Etat" dans de tels dossiers? Qu'en pensent les pays européens,...?
01-06-2011 13:14 |