Aller directement au contenu principal

Charleroi, il y croit... quand même un peu

CHRONIQUES | jeudi 23 août 2012 à 12h33

  • Paul Magnette devrait donc être le prochain bourgmestre de Charleroi. Il quittera son ministère pour l'hôtel de ville. Son choix s'est fait attendre. "Charleroi, j'y crois!" proclamait un vieux slogan des années Van Cau...

    Charleroi devrait donc disposer sous peu d’un bourgmestre populaire (=qui fait des voix) et qui jouit d’une stature nationale. C’est sans doute le moins que l’on peut souhaiter à la première ville de Wallonie (de par le nombre de sa population, en tout cas).

    Certes, le citoyen doit encore se prononcer mais on ne voit pas ce qui empêcherait Paul Magnette de ceindre d’ici quelques semaines l’écharpe mayorale carolorégienne. Aux dernières élections législatives, sur la liste du Sénat qu’emmenait … Paul Magnette, le PS faisait 51,9% (+22,8% !!) sur le canton de Charleroi (qui correspond à la ville) et le principal intéressé y engrangeait 25.851 voix de préférence, bien plus que Jean-Claude Van Cauwenberghe au temps de sa splendeur.

    Mais cette candidature aura été lente à se dessiner, donnant l’impression que Paul Magnette y va à reculons. Désigné par Elio Di Rupo pour remettre de l’ordre dans l’USC de Charleroi après les affaires et la dégelée électorale de 2007, le professeur d’université n’avait sans doute pas d’autre choix. Un peu poussé, il a fini par franchir le pas et assumer en quelque sorte son destin.

    20 ans plus jeune qu’Elio Di Rupo, 13 ans de moins que Laurette Onkelinx ou 8 de moins encore que Rudy Demotte, il est le seul socialiste de sa génération qui compte et qui dispose d’un réel poids électoral, même à Charleroi (l’actuel bourgmestre PS Eric Massin ne récoltait que …1006 voix en 2006 !). Paul Magnette (41 ans) a donc l’avenir devant lui et devra simplement veiller à ne pas être trop pressé, à s’inscrire dans la durée.

    Il devra d’abord marquer de son empreinte la relance de Charleroi, remettre de l’ordre dans la gestion communale, continuer et amplifier ce que la majorité sortante a tenté de réaliser.

    Le PS ne pourra se passer en juin 2014 de ce grand faiseur de voix et d’autre part, la présidence du parti ne pourra rester indéfiniment ad interim ou faisant fonction, surtout quand il s’agira de mener la méga-campagne électorale régionale-fédérale-européenne. Seul problème : Elio Di Rupo ne semble pas prêt de lâcher la présidence effective du parti et entend garder la main sur la désignation des ministres ou la négociation des futures coalitions.

    Il restera également au PS (à Elio Di Rupo ?) à trouver un remplaçant à Paul Magnette, seul PS fédéral apte actuellement à participer à un débat sur la VRT. D’autres remplacements (Eliane Tillieux à la Région ?) devront avoir lieu, sans doute aussi dans d’autres partis (CDH ?). Chaises musicales en perspective.

    Charleroi vaut bien cela.

    Philippe Walkowiak

    Faire un commentaire

    • Merci de respecter la charte des commentaires,
      sans quoi, nous nous réservons le droit de supprimer votre réaction.
    • Les commentaires sont fermés après quatre jours.
    1000 caractères max
    Veuillez remplir le champ "Code de sécurité" en respectant les majuscules, minuscules ou les espaces.
  • Philippe Walkowiak
    « previous

    Philippe Walkowiak

    RTBF
    next
    • Philippe Walkowiak

      Philippe Walkowiak