La loi du 8 novembre 1962 fixait définitivement la frontière linguistique. Un seul arrondissement échappait alors à la règle du " chacun chez soi " : celui de Bruxelles rebaptisé pour l’occasion, Bruxelles-Hal-Vilvorde.
Depuis 50 ans, le nationalisme flamand n’aura eu de cesse de vouloir corriger cette " anomalie ". Mais le jour où cela arrive, personne en Flandre (ou presque) n’y porte le moindre intérêt. La N-VA qui en avait fait son " core business " ne votera pas cette scission et a décidé d’en donner le moins d’écho possible, ce que les médias et partis flamands entérinent.
Il est vrai aussi que la Flandre a digéré cette nouvelle réforme de l’Etat avant même qu’elle ne soit votée et prépare déjà la suivante. Celle qui est programmée après les élections de 2014 ; pour rappel, dans les actuelles intentions de vote, les indépendantistes (N-VA, Vlaams Belang) sont majoritaires au Nord du pays.
Le vote de ce premier paquet de réforme consacrera aussi la fin de la présence des Bruxellois néerlandophones au Parlement fédéral. D’aucun font dès lors remarquer que la Flandre se désintéressera de Bruxelles pour se replier sur son seul sol mais Bruxelles reste une extraordinaire vitrine pour les investisseurs étrangers ; le Brabant flamand ne le sait que trop !
Ceci étant, les partis flamands ne désarment pas. La veille du vote de la loi spéciale qui règle le sort des bourgmestres de la périphérie, le parlement flamand adopte un décret qui contrecarre la loi. Or, constitutionnellement, une loi spéciale prime sur un décret régional. Malgré cela, on verra le CD&V et le SP.A voter un texte législatif le mercredi et son contraire le jeudi mais désormais, pour les autres formations flamandes, s’attirer la bienveillance de la N-VA n’a pas de prix et vaut bien quelques contradictions.
La N-VA prépare déjà l’échéance suivante : prendre pied dans de très nombreux conseils communaux et s’assurer enfin une base électorale. Sans cela, un parti reste soumis aux aléas de la vie politique. Il suffit de voir les scores yo-yo des écologistes d’une élection à l’autre à l’inverse du Cd&V ou du PS qui peuvent toujours se replier sur leurs fiefs électoraux en période de vaches maigres. Les nationalistes entendent donc conforter au mieux leur ancrage local avant de partir à l’assaut de la tête du gouvernement flamand en 2014.
BHV n’est plus qu’une péripétie sur le chemin de l’autonomie, ou plus si affinités…
Philippe Walkowiak




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de Marcel Van Lysebetten Ce qui est important concernant BHV est le fait que la NV-a en tirera profit tandis que "les autres" dansent autour d'une victoire Pyrrhus, TOUS les francophones avec leus amis flamands "d'UNE nuit de fête" Monsieur Walkowiak qui rit un peu comme quelqu'un que a du mal aux dents ferait mieux changer son vocabulaire. Les "indépendistes flamands"....... c'est un truc pour ne pas dire le vérité. La peur entre sur la tribune du théâtre national. marcel.van.lysebetten@telenet.be Marcel Van Lysebetten
22-06-2012 08:48 |
de Axle Si cd&V et SPA (des partis flamands pourtant décrits comme "modérés") s'estiment dans leur droit de voter une loi contraire à une loi fédérale, faut pas demander ce que la NVA osera faire. Encore un exemple très concret qui montre de quoi aura l'air ce "con"-fédéralisme tant voulu par cd&V et SPA...
21-06-2012 13:09 |