Cette fois pas de doute, la campagne communale se met au web. Le changement saute aux yeux par rapport au scrutin local précédent. Mais ça n’a rien de surprenant. En 2006, Facebook venait à peine de s’ouvrir au grand public et il n’offrait qu’une version en anglais.
Mais même par rapport aux dernières élections régionales et fédérales, c’est clair : ça bouge nettement plus sur le web. C’est logique. Les candidats sont beaucoup plus nombreux et surtout, ils ont beaucoup moins accès aux médias traditionnels, presse, radios et télés. Ils doivent se démener pour se faire connaître.
En plus, l’affichage est passé de mode. Il est plus sévèrement règlementé que par le passé, et c’est heureux. Et surtout, quel est encore l’impact de ces panneaux brinquebalants avec ce patchwork des candidats? A part faire savoir à ceux qui vous connaissent déjà qu’on est sur les listes, ça n’a pas beaucoup d’intérêt.
Quant au porte à porte, il peut être efficace, mais il prend du temps. Et il ne faut pas avoir peur des chiens méchants...
Poster des photos et des vidéos, entrer en contact avec les électeurs, c’est exactement ce qu’on peut faire sur les réseaux sociaux
Ce sont des espaces de proximité quasiment gratuits. Ils conviennent donc très bien dans une campagne locale. Surtout si le candidat dispose déjà d’un groupe d’amis qui peuvent relayer ses publications. Et après la mise en contact virtuelle, rien n’empêche d’avoir une rencontre réelle avec les électeurs qui le souhaitent. Finalement, c’est moins intrusif que d’aller sonner à une porte. Facebook a la cote bien sûr. Mais on peut aussi utiliser des réseaux plus ciblés, comme ces candidats de la région bruxelloise qui font campagne sur Grindr, le site des rencontres homosexuelles.
Mais attention, les réseaux n’ont pas que des avantages. Notamment pour les états-majors des partis confrontés à des déclarations intempestives de leurs candidats. Aujourd’hui, le moindre dérapage local peut avoir un retentissement national et nuire bien au-delà d’une seule commune.
Et puis, il vaut quand même mieux être un minimum professionnel. Sinon gare au bad buzz, la mauvaise pub. Sur le web, le ridicule peut tuer. Les exemples ne manquent pas. Je vois que ça vous intéresse Georges. Le blogue " Communales 2012 : le meilleur du pire " devrait faire votre bonheur, même si c’est une question de gout… et de couleurs !
Mais il faut quand même saluer la créativité de pas mal de candidats et de bénévoles. Il y a aussi des choses bien foutues faites avec peu de moyens, et ça mérite un coup de chapeau !
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