Aller directement au contenu principal

Baromètre: avis de tempête

CHRONIQUES | lundi 14 mai 2012 à 12h03

  • Notre baromètre RTBF-LaLibreBelgique-Dedicated a suscité bon nombre de commentaires. Quelques enseignements...

     

    Il n’y a finalement pas de jaloux : tous les partis francophones ou presque sortent meurtris de notre dernier baromètre.

    Elio Di Rupo reste plus populaire que jamais, loin devant tous les autres en Wallonie et à Bruxelles, et atteignant pour la première fois  une 2è place en Flandre loin derrière Bart De Wever certes mais devant le ministre-président flamand, Kris Peeters.

    Mais cette popularité du véritable patron du PS ne déteint pas sur son parti, au contraire.

    En Wallonie.

    Avec 31% en Wallonie et 22,4% à Bruxelles, le parti socialiste reste la première formation des deux régions francophones mais s’affaiblit essentiellement au sud du pays. 31% c’est loin du score de juin 2010 (37,6%), à peine mieux que le très mauvais résultat des législatives de 2007 (29,8%). Mais cette fois, aucun autre parti traditionnel n’en profite : ni MR à 19,6% (22,2% en 2010, 30,9% en 2007 !), ni CDH 14,6% (idem en 2010), ni Ecolo 11,4% (12,3% en 2010) ne parviennent à enclencher une dynamique différente. Dès lors, ce sont les extrêmes qui se renforcent : 7,6% pour l’extrême-droite (5,9% pour le FN, 1,7% pour Wallonie d’abord), auquel il faut ajouter mes 2,6% du Parti Populaire sans doute faut-il y voir un effet " Marine Le Pen " dans la foulée de la présidentielle française d’une part et d’autre part, 5% pour l’extrême-gauche (3,4% pour le PTB et 1,6% pour le Mouvement de Gauche de Bernard Wesphael). Désormais, en Wallonie, 25% de l’électorat se détourne des partis traditionnels, ceux qui ont conclu le grand accord institutionnel et ceux qui gouvernent.

    A Bruxelles, le divorce au sein du Mouvement Réformateur fait du bien aux deux ex-partenaires. Avec 20,5%, les libéraux du MR talonnerait presque les socialistes et avec 11,6% le FDF prend une 4è place dans la région-capitale, devançant le CDH, crédité d’à peine 10,1% (12,2% en 2010). A Bruxelles, N-Va et Vlaams Belang seraient les deux premières formations flamandes et pourraient ensemble bloquer les institutions bruxelloises, puisque représentant la majorité des élus régionaux néerlandophones !

    En Flandre, cela se confirme de sondage en sondage : la N-Va est surpuissante, totalisant à elle-seule plus de voix que les trois partis flamands du gouvernement fédéral. Désormais, en Flandre, les intentions de vote pour les partis ouvertement indépendantistes (N-VA et Vlaams Belang) dépassent désormais les 50%. Les libéraux du VLD atteignent péniblement 10%.

    Le gouvernement Di Rupo entend être celui qui va enrayer grâce à ses réformes, la volonté autonomiste de la Flandre. Au vu de ce sondage (qui ne fait qu’en confirmer d’autres) le baromètre pourrait très bien à terme, passer de nuageux à tempête…

    Philippe Walkowiak

     

     

     

     

    Faire un commentaire

    • Merci de respecter la charte des commentaires,
      sans quoi, nous nous réservons le droit de supprimer votre réaction.
    • Les commentaires sont fermés après quatre jours.
  • Philippe Walkowiak
    « previous

    Philippe Walkowiak

    RTBF
    next
    • Philippe Walkowiak

      Philippe Walkowiak

Chroniques