Lors de première audience la présidente Baudri a dressé un rapport succinct des évènements et a entamé l'interrogatoire des prévenus. Le procès devrait s'étaler sur cinq audiences
L’affaire éclate en juillet 2002 avec le licenciement d'Albert Faust, le Secrétaire général du SETCA de Bruxelles-Hal-Vilvorde, personnage emblématique du syndicalisme militant à Bruxelles. Les instances fédérales du SETCA accusent Albert Faust d'avoir détourné d'importants montants des caisses syndicales. Plusieurs millions d'euros auraient été placés sur des comptes en banque à l'étranger pour échapper au fisc avant d'être blanchis. L'argent aurait servi à payer des avantages indus à la plupart des prévenus, dont l'ancien trésorier, le secrétaire général adjoint et le responsable administratif du SETCA à l'époque. Albert Faust et ses partisans crient au complot politique.
La direction de la FGTB, disent-ils alors, veut se débarrasser de militants trop à gauche à son goût. Le dossier comporte un second volet. Il concerne une fraude aux primes syndicales via un système d'affiliations fictives. Jean-Marie Frissen et un délégué du secteur commerce du SETCA sont poursuivis dans ce second volet. Albert Faust, par qui le scandale est arrivé, ne siégera pas sur les bancs du Tribunal Correctionnel. Une maladie foudroyante l'a emporté en juillet 2004. L'actuel patron de la FGTB de Bruxelles, Philippe Van Muylder, a, lui, bénéficié d'un non lieu dans le premier volet.
(Avec Ph. Carlot)