A l'occasion de cette visite royale, les responsables du futur centre de données de Google, installé dans le zoning industriel de Ghlin-Baudour, ont levé pour la première fois un coin du voile sur ce chantier ultra-confidentiel. Une visite toutefois très cadenassée et où le mot d'ordre aux photographes et cameramen était le plus souvent "stop filming".
Le centre de données de Saint-Ghislain abritera à terme plusieurs milliers de serveurs informatiques. Ceux-ci seront chargés de traiter les requêtes des utilisateurs du moteur de recherche et des autres services de Google, par exemple la messagerie internet Gmail, la géolocalisation Google Map ou encore le gestionnaire de photos Picasa.
Un site top secret
Ce data center, dont la construction occupe quelque 300 travailleurs, devrait être opérationnel au premier semestre 2010. L'investissement total pourrait dépasser les 250 millions prévus et permettra de créer entre 100 et 200 emplois, ont précisé des responsables de Google.
Sa capacité de stockage n'a pas été précisée, pas plus que l'origine des données qui seront traitées et archivées dans ses disques durs. Pour raisons de sécurité, mais aussi pour accroître la vitesse de ses services, le géant californien disperse ses data centers à travers le monde. Google disposerait de "dizaines de sites abritant de nombreux ordinateurs", ont affirmé les responsables, refusant d'entrer dans le détail.
Au cours de la visite, le roi Albert II a reçu en cadeau un petit tableau rouge sur lequel était gravée une partie du code originel de Google. Celui à partir duquel deux étudiants de l'université de Stanford, Larry Page et Sergey Brin, ont fondé en 1998 une petite entreprise évaluée l'an dernier à 210 milliards de dollars.
Microsoft Surface
La visite royale s'est poursuivie au Microsoft Innovation Center (MIC), un centre de soutien aux jeunes entreprises innovantes inauguré début mars au parc Initialis de Mons. Issu d'un partenariat public-privé entre la Région wallonne et Microsoft, ce premier MIC Belge est spécialisé dans les technologies liées à la santé ("e-health"). Il emploie aujourd'hui cinq personnes.
L'Asbl Mic occupe un quart de ce bâtiment de 2000 mètres carrés, où s'ouvrira également en septembre le 3e centre de formation de Technocité. Un incubateur d'entreprises devrait suivre en janvier, l'objectif étant toujours de lancer une quinzaine de start-up et de créer 250 emplois dans les trois années à venir. Vingt-cinq sociétés auraient déjà marqué leur intérêt, selon Didier Ongena, responsable de l'équipe Pouvoirs publics chez Microsoft Belgique.
Parmi les technologies que le MIC met à disposition des jeunes entreprises, le roi a semblé particulièrement enthousiasmé par la Microsoft Surface, une sorte de mélange entre table de salon et ordinateur à écran tactile, qui permet aussi bien de modéliser un cœur humain en 3D que de jouer aux échecs du bout des doigts.
(Belga)
Commentaires
Encore une fois Google est tres opaque sur ses intentions tandis que Microosoft annonce clairement des investissements dans l'economie locale