Les autres peupliers seront plantés mercredi et jeudi. Au total, 448 arbres doivent être plantés, selon un plan qui comprend deux lignes comptant chacune 120 arbres transgéniques entourées par des arbres classiques. Les peupliers génétiquement modifiés produisent 20 pc de lignine en moins, une matière collante qui dérègle la transformation en bioéthanol, et 17 pc de cellulose en plus, une substance qui peut être transformée en carburant. Des essais menés sur des peupliers de serre ont révélé que 50 pc d'éthanol en plus pourraient être produits à partir de ces arbres transgéniques.
La première récolte est prévue dans trois ans, après quoi les copeaux de bois seront transformés en bioéthanol dans des installations du port de Gand. "On s'est beaucoup démenés dans ce dossier", déclare la ministre. "Mais en mettant en oeuvre une politique correcte et en posant les bonnes démarches juridiques, nous avons obtenu un 'oui' et nous allons pouvoir avoir un champ d'essai légal", a-t-elle ajouté.
Groen! dénonce les risques pour l'environnement
Avant la plantation officielle, Groen! avait encore mené une action de protestation contre ce champ d'essai. Groen! craint que ce champ d'essai n'ouvre la porte à la commercialisation de peupliers transgéniques, qui entraînerait des risques pour l'environnement. La parlementaire des Verts flamands, Tinne Van der Straeten, a introduit une proposition de loi avec sa collègue d'Ecolo, Thérèse Snoy, qui devrait permettre de tenir également compte de l'impact économique, social et éthique en cas de procédure d'évaluation d'essais OGM.
De son côté, l'ASBL Nature & Progrès déplore que les ministres fédéraux Paul Magnette (Développement durable) et Laurette Onkelinx (Santé publique) aient dans un premier temps refusé le projet avant de revenir sur leur décision. "Les ministres ont 'oublié' les motifs de leur premier refus, à savoir la présence du gène marqueur antibiotique et l'absence d'analyse socio-économique. (...) Le pouvoir politique a-t-il le droit de donner des autorisations d'essais ou de cultures sans avoir même demandé l'évaluation de l'impact de ces OGM sur notre environnement social et économique? ", s'interroge l'ASBL dans un communiqué diffusé mercredi.
(Belga)