Un 1er mai de tous les débats : celui -amplifié par le débat présidentiel en France- de la légitimité socialiste et/ou libérale d'une fête du travail; celui des rapports un peu compliqués entre le PS et la FGTB, amplifié lui par la perspective des élections sociales. Un 1er mai où ressurgissent aussi les réflexions sur la recomposition de la gauche, alimentée -à nouveau- par le débat franco-français, mais aussi par une partie de la FGTB... On pourrait y ajouter le contexte pré-électoral, moins de 6 mois avant les communales. On retouvera, sans doute, tout ça dans les discours d'aujourd'hui.
Et puis surtout, ce 1er mai sera aussi l'occasion d'une vraie confrontation d'idées et de propositions, sur le thème de la relance. A gauche pour prôner la relance par le pouvoir d'achat, singulièrement au PS qui veut défendre le contrôle des prix par exemple pour les produits de base et les transports comme ça s'est fait pour l'énergie. En face, les libéraux avancent une relance par la compétitivité qui passerait par une lutte contre les pièges à l'emploi, la simplification administrative pour les entreprises et l'encouragement du rapatriement des capitaux belges placés à l'étranger.
Au delà du moment, ce 1er mai est donc une vitrine, un banc d'essai pour un débat qui aura de toute manière lieu au sein du gouvernement (et même plus largement au sein de l'Union Européenne) sur la croissance et la relance de l'économie.
Pierre Magos




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