Encore et toujours la question de la possible naturalisation de Bernard Arnault. A l’occasion du débat engendré par l’affaire, les uns et les autres se sont positionnés sur la question de la taxation des revenus du capital en Belgique.
"La Belgique est un paradis fiscal pour les rentiers et par conséquent, ce qui doit être maintenant sur la table, c’est plus de justice fiscale". Car la situation économique est difficile et il faut, dit le patron du PS, "déplacer la charge fiscale des revenus du travail sur les revenus du capital". "Nous pouvons", dit-il "aider à la relance par l’aide à la création d’emplois et par le fait d’améliorer le pouvoir d’achat des travailleurs", deux objectifs qu’une fiscalité réorientée doit permettre d’atteindre.
L'exemple par Mitt Romney
Thierry Giet dénonce le fait que les produits des revenus du travail pèsent pour 75% des rentrées fiscales lorsque les revenus du capital n’y contribuent que pour 25%; et il prend un exemple édifiant : si Mitt Romney, le candidat républicain multimillionnaire à la présidence des Etats-Unis, devait s’acquitter de ses impôts en Belgique, il payerait 15 fois moins que ce qu’il paie aux Etats-Unis. C’est du moins ce qu’a calculé le service d’études du PS. Il faut donc inverser la tendance, affirme Thierry Giet.
"Le Parti socialiste est constant et ne change pas" dans cette exigence de "justice fiscale", et, affirme son président, il a rappelé cette exigence lors de la formation du gouvernement. Mais voilà, la déclaration gouvernementale n’en pipe mot. "Nous sommes un partenaire loyal et nous respecterons l’accord de gouvernement. Je demande d’ailleurs à Vincent Van Quickenborne de faire la même chose lorsqu’il conteste l’indexation des salaires", glisse-t-il. Mais on va devoir affronter le budget 2013 dans des circonstances difficiles : "Quel sera l’effort qu’il faudra consentir ? Nous sommes peut-être devant des montants très importants. A partir de là, chacun devra aussi un peu se débarrasser de ses œillères, de son idéologie, et se dire qu’il est possible de remplir l’objectif de notre trajectoire budgétaire et d’aller chercher les ressources là où elles sont". Le PS, en somme, met sur la table ses idées pour boucler le budget de l’an prochain.
Rubik: de quoi parle-t-on ?
La perspective d’un éventuel "accord Rubik" avec la Suisse continue elle aussi à faire grincer des dents, notamment celles du secrétaire d’Etat sp.a à la lutte contre la fraude fiscale, John Crombez. "Voilà un sujet que l’on a traité jusqu’à présent en termes de slogans. On vient sortir des montants de 10 milliards. Pour certains, ce serait entre 100 et 150 millions. Alors si l’on doit un jour éventuellement parler de cela, je voudrais quand même bien qu’on le fasse sur des bases sérieuses". Mais, rappelle Thierry Giet, "la lutte contre le secret bancaire reste une priorité".
Thierry Giet mouche Charles Picqué
Le "Plan B", l'alternative en cas d'évaporation de la Belgique, est revenu à la une depuis l'interview donnée à la RTBF par Charles Picqué. "La responsabilité des femmes et des hommes politiques, c’est bien sûr de réfléchir à long terme et à l’avenir de notre pays" souligne Thierry Giet, qui s’étonne toutefois de la résonance donnée aux propos de Bart De Wever et à sa volonté de transformer le scrutin local en test national. Et il vise directement Charles Picqué : "Tous ceux qui aujourd’hui, agitent la problématique du Plan B donnent indirectement une résonance à celui qui voudrait tellement transformer ce scrutin en test national". Selon lui, le pays est stabilisé par la réforme de l’Etat en cours. "Nous ne sommes pas encore en 2014", tranche le patron du PS, qui préfère focaliser son attention sur le plan Horizon 2022.
T.N.




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de Taxer le capital à risque ? Danger ! @Fabio. Vous parlez de capital à risque et vous suggérez une taxation des plus-values . Et en cas de moins-values, vous suggérez quoi ? Ne perdez pas de vue que c'est grâce au capital à risque que se sont créées et se créent toujours de grosses entreprises . Au gré de l'évolution de ces entreprises, des actionnaires ont fait de gros ou de petits bénéfices tandis que d'autres ont un peu ou tout perdu ... Quand une entreprise a besoin de capitaux pour se créer ou pour s'agrandir et que les banques ne veulent pas lui prêter de l'argent ou à taux trop élevé, elle obtient de l'argent de "petits"ou "gros" actionnaires en leur vendant des parts ("actions") de l'entreprise en leur faisant miroiter que si elle fait des bénéfices, ils feront des bénéfices proportionnels à leurs parts . Vous voulez supprimer ce système en faisant fuir les actionnaires, ceux qui prennent les risques financiers ? Inventez-en vite un autre !
15-09-2012 11:24 |
de Satyricomix Comment faire d'énormes épargnes: que tous les ministres et autres meneurs syndicalistes commencent par payer des impots PAR MANDAT qu'ils occupent au lieu de s'en prendre aux petits épargnants et cela ira bien mieux. De plus, qu'on supprime tous les échelons politiques superflus comme les provinces, les régions et autres instances parasites car la Belgique est à peine plus grande qu'un Land allemand ! On est en pleine ère de l'informatique mais ces baronnies travailklent encore comme au Moyen- Age féodal. Le pensionné lui ne peut pas cumuler de mandats sans voir sa pension pénalisée !
15-09-2012 07:16 |
de fabio la Belgique est un paradis fiscal pour les multinationales et les financiers, c'est un fait ! Quelqu'un peut-il me prouver le contraire ? Une taxation plus juste s'impose, avec une meilleure progressivité et une taxation des plus -value boursière notamment
14-09-2012 14:24 |
de erv @Fabio Mais arrêter donc de vous laisser endoctriner par les propos de le FGTB du PTB ou du PS : le patrimoine est déjà taxé lourdement en Belgique mais par d'autres mécanismes qu'une taxe directe. Les immeubles, par exemple, changent de mains en moyenne tous les 15 ans et à chaque fois l'état ponctionne 12,5 % de droit d'enregistrement. Les droits de succession lors du transfert du patrimoine sont entre 30 et 80 % de sa valeur. Lorsqu'un actionnaire perçoit un dividende, celui-ci à d'abord été soumis à l'impôt des sociétés et ensuite à un précompte mobilier de 25 % soit au total plus de 50 % d'impôts ! Il faut avoir une vue globale de la fiscalité et non se braquer sur un de ses aspects comme le fait la propagande de la FGTB.
14-09-2012 16:36 |
de erv Mais, Monsieur GIET n'oubliez-vous pas que beaucoup de belges sont aussi des "rentiers" au vu des sommes dormantes sur les comptes ? Tout ce que vous allez obtenir c'est un départ des capitaux, belges y compris, et la fuite des entreprises. Quant à la comparaiosn avec les USA elle ne repose que sur des à priori et non sur une véritable étrude.
14-09-2012 13:06 |