"Je plaide pour une présence militaire en Syrie, sorte de force d'interposition, afin de protéger les observateurs. Je rappelle qu'ils sont non armés et qu'ils dépendent de la sécurité fournie par les autorités syriennes", a-t-il dit en commission des relations extérieures de la Chambre.
Selon Didier Reynders (MR), une telle protection armée "leur permettrait en outre de se déplacer là où ils souhaitent se rendre pour exercer leur mandat".
"En outre, cette force contribuerait bien entendu à protéger la population et l'acheminement de l'aide humanitaire. Mais il n'est pas question, je le répète, d'une quelconque intervention militaire comme dans le cas libyen", a souligné le chef de la diplomatie belge.
Il s'est dit partisan d'un "soutien" belge à une telle mission, si elle dispose d'un mandat du Conseil de sécurité de l'ONU. "J'espère que, le cas échéant, le gouvernement pourra compter sur le soutien du parlement en la matière", a-t-il lancé à l'adresse des députés.
Le plan du médiateur international pour la Syrie, Kofi Annan, est mis en échec depuis son entrée en vigueur théorique le 12 avril et la Mission de supervision des Nations Unies en Syrie (MISNUS), censée surveiller son application, reste suspendue.
Belga




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