Aller directement au contenu principal

Statut ouvrier-employé: les employeurs sont méfiants

BELGIQUE | Mis à jour le jeudi 4 avril 2013 à 8h54

  • Le dossier du rapprochement des statuts ouvrier-employé divise les interlocuteurs sociaux depuis des années. Et fait peser une longue incertitude sur l'économie. C'est ce que révèle une enquête menée auprès d'un millier d'employeurs par l'institut Itinera et le secrétariat social Partena.

    85% des employeurs se disent inquiets des décisions qui pourraient être prises Et principalement du coût que cela pourrait représenter pour les entreprises, si un statut unique devait consister à étendre aux ouvriers la même protection contre le licenciement que celle des employers, plus onéreuses.

    Un chiffre qui grimpe à 95% pour les entreprises qui comptent plus de 25% d'ourviers.

    Autre enseignement: 40% des entreprises reconnaissent que cette incertitude a un impact réel sur les investissements et l'emploi. Et une sur deux pour celles qui comptent plus d'ouvriers. En clair: elles hésitent à investir, elles évoquent un blocage dans le recrutement et le recours au travail intérimaire et même des licenciements préventifs.

    Pas de confirmation toutefois, dit Itinera, que les entreprises imposeraient de grandes restructuration en raison d'une prochaine réforme des préavis...

    Enfin, cette incertitude freinerait aussi l'élargissement à tous les travailleurs des pensions complémentaires danss les entreprises.

    Mais si l'inquiétude est partagée par le plus grand nombre, les entreprises restent toutefois divisées sur le modèle de statut unique entre ouvriers et employés à mettre en place.

    Marie-Paule Jeunehomme

    Voir

    Derniers commentaires

    • de ireneka la sur-utilisation de l'intérim ne date en effet pas d'hier, le principe (remplacer une personne absente) a été complètement détourné... Il y a des personnes qui travaillent en intérim depuis de longues années. Pour ce qui est du rapprochements des statuts, Il fut un temps où cela signifiait de toute évidence "vers le haut"; aujourd'hui les "reculs" sont considérés comme normaux. J'espère bien que les employés ne perdront rien de leur (maigre) protection. Et puisqu'il est question de recrutement : le Soir devrait recruter des correcteurs, parce que faire paraître un article aussi bourré de fautes, c'est lamentable...

      04-04-2013 12:18 | Répondre

    • de Asterix Good ireneka ..!. Non, excellent.

      04-04-2013 19:32 | Répondre

    • de Bluestar Je pense que vous n'avez pas tout compris : une entreprise doit s'adapter au marché, et parfois il n'y a pas assez de travail, et donc trop de personnel. Pour assurer sa survie, l'entreprise doit alors licencier (et malgré ce qu'on dit, la majorité des employeurs ne le fait pas par plaisir). Dans ce cas, cela coûterait beaucoup plus cher, et risquerait de mettre les entreprises en grande difficulté. Ceci n'a rien à voir avec les méthodes de recrutement.

      04-04-2013 11:28 | Répondre

    • de ogluck J'ai parfaitement compris, le tampon intérimaire permet de compenser les licenciements puisque un engagement est mûrement réfléchi ou n'est simplement pas fait. Mais sans doute, comme votre nom l'indique êtes-vous un peu trop "bleu". La preuve en est dans les 8 ans de fonctionnement à statut égal de mon entreprise. Un exemple peut-être mais rien n'empêche de s'en inspirer, il faut juste y voir une démarche où l'entreprise y gagne en motivation des travailleurs et en économie grâce à un "turn-over" limité sans compter la mise à l'étrier de "jeunes travailleurs" qui même s'ils ne sont pas engagés peuvent justifier d'une première expérience bien utile en ces temps difficiles. Que du bonheur donc.

      04-04-2013 12:29 | Répondre

    • de ogluck Voilà des années que mon entreprise a signé une convention où les statuts employé-ouvrier sont identiques et rien n'a changé en terme de recrutement ou de licenciement . Un passage par l' interim est toujours nécessaire avant engagement (donc on engage la bonne personne). La seule dérive viendrait d'un engagement en tant que cadre plutôt qu'en tant qu'employé (heures de prestation plus nombreuses et plus souples mais aussi augmentation salariale plus conséquente, un choix à l'engagement...). Les intérimaires jouent malheureusement la réserve tampon de main d'oeuvre (mais c'est aussi avoir un pied dans l'entreprise en temps de recrutement car ils sont alors prioritaires par rapport aux postulants extérieurs). Donc ceux qui cherchent des inconvénients au rapprochement des statuts doivent juste peaufiner leurs méthodes de recrutement.

      04-04-2013 10:34 | Répondre

    Signaler un abus

    Une erreur a eu lieu, veuillez essayer plus tard. Merci, votre remarque sera prise en compte dans les plus bref délais.
    1000 caractères max

    Faire un commentaire

    • Merci de respecter la charte des commentaires,
      sans quoi, nous nous réservons le droit de supprimer votre réaction.
    • Les commentaires sont fermés après quatre jours.
  • L'harmonisation des statuts ouvrier-employé divisent employeurs et syndicats depuis des années
    Image précédente

    L'harmonisation des statuts ouvrier-employé divisent employeurs et syndicats depuis des années

    BELGA PHOTO TANGUY JOCKMANS
    Image suivante
    • L'harmonisation des statuts ouvrier-employé divisent employeurs et syndicats depuis des années

      L'harmonisation des statuts ouvrier-employé divisent employeurs et syndicats depuis des années

    • de ireneka la sur-utilisation de l'intérim ne date en effet pas d'hier, le principe (remplacer une personne absente) a été complètement détourné... Il y a des personnes qui travaillent en intérim depuis de longues années. Pour ce qui est du rapprochements des statuts, Il fut un temps où cela signifiait de toute évidence "vers le haut"; aujourd'hui les "reculs" sont considérés comme normaux. J'espère bien que les employés ne perdront rien de leur (maigre) protection. Et puisqu'il est question de recrutement : le Soir devrait recruter des correcteurs, parce que faire paraître un article aussi bourré de fautes, c'est lamentable...

      04-04-2013 12:18 | Répondre

    • de Asterix Good ireneka ..!. Non, excellent.

      04-04-2013 19:32 | Répondre

    • de Bluestar Je pense que vous n'avez pas tout compris : une entreprise doit s'adapter au marché, et parfois il n'y a pas assez de travail, et donc trop de personnel. Pour assurer sa survie, l'entreprise doit alors licencier (et malgré ce qu'on dit, la majorité des employeurs ne le fait pas par plaisir). Dans ce cas, cela coûterait beaucoup plus cher, et risquerait de mettre les entreprises en grande difficulté. Ceci n'a rien à voir avec les méthodes de recrutement.

      04-04-2013 11:28 | Répondre

    • de ogluck J'ai parfaitement compris, le tampon intérimaire permet de compenser les licenciements puisque un engagement est mûrement réfléchi ou n'est simplement pas fait. Mais sans doute, comme votre nom l'indique êtes-vous un peu trop "bleu". La preuve en est dans les 8 ans de fonctionnement à statut égal de mon entreprise. Un exemple peut-être mais rien n'empêche de s'en inspirer, il faut juste y voir une démarche où l'entreprise y gagne en motivation des travailleurs et en économie grâce à un "turn-over" limité sans compter la mise à l'étrier de "jeunes travailleurs" qui même s'ils ne sont pas engagés peuvent justifier d'une première expérience bien utile en ces temps difficiles. Que du bonheur donc.

      04-04-2013 12:29 | Répondre

    • de ogluck Voilà des années que mon entreprise a signé une convention où les statuts employé-ouvrier sont identiques et rien n'a changé en terme de recrutement ou de licenciement . Un passage par l' interim est toujours nécessaire avant engagement (donc on engage la bonne personne). La seule dérive viendrait d'un engagement en tant que cadre plutôt qu'en tant qu'employé (heures de prestation plus nombreuses et plus souples mais aussi augmentation salariale plus conséquente, un choix à l'engagement...). Les intérimaires jouent malheureusement la réserve tampon de main d'oeuvre (mais c'est aussi avoir un pied dans l'entreprise en temps de recrutement car ils sont alors prioritaires par rapport aux postulants extérieurs). Donc ceux qui cherchent des inconvénients au rapprochement des statuts doivent juste peaufiner leurs méthodes de recrutement.

      04-04-2013 10:34 | Répondre

    Signaler un abus

    Une erreur a eu lieu, veuillez essayer plus tard. Merci, votre remarque sera prise en compte dans les plus bref délais.
    1000 caractères max

Les suggestions du jour

L'actualité en images

Toutes les vidéos de l'info

En direct

Belgique

Vu sur le web

Dernière Minute