Le Morgen évoquait l'histoire d'Alexandra Vervaecke de la bibliothèque de Dilbeek. Cette bibliothèque qui organise des séances de lecture à haute voix depuis un an, a reçu un appel de la Sabam lui réclamant 250 euros.
"Cette somme peut paraître peu mais pour une petite bibliothèque c'est beaucoup d'agent", explique An Valkenborgh de l'asbl Linc, qui organise des séances de lectures orales dans les bibliothèques.
Mais pour la Sabam, c'est malentendu qui proviendrait du fait que, "suite à la programmation d'une lecture publique il y a environ deux semaines, un délégué de la Sabam a pris contact avec la responsable de cette bibliothèque du Brabant flamand en lui conseillant de s'informer préalablement sur la nature de l'oeuvre lue, protégée ou non", détaille-t-elle.
La Sabam perçoit néanmoins bien des droits d'auteur pour des lectures publiques d'oeuvres littéraires mais à certaines conditions, signale la société : l'oeuvre doit être protégée (ne pas appartenir au domaine public) et doit avoir été écrite, traduite ou adaptée par un auteur qui a confié la gestion de ses droits à la Sabam.
Si ces modalités avaient été remplies, la société aurait perçu, "conformément à sa mission", environ 15 euros de droits d'auteur auprès de l'organisateur de cette lecture publique.




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de HORATIO 15 EUR ! Et combien l' "ayant droit" touchera-t-il de ce pactole ? Il est à peu près certain que la plus grande partie ira aux "frais de fonctionnement". Les auteurs de tous bords doivent être très heureux d'engraisser les fonctionnaires d'un organisme qui n'a d'autre raison d'être que de s'autojustifier. Pourquoi ne pas donner aux bibliothèque le statut de "club privé" ? Dès lors l'utilisation des livres, CD, DVD... serait considérée comme "privée" et sortirait des griffes de l'hydre sabamique.
14-03-2012 11:54 |