Réforme des pensions: le syndicat de la police dénonce des discriminations

Un ruban de la police sur une scène de crime
Un ruban de la police sur une scène de crime - © Belga
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Le syndicat de la police belge, Sypol, dénonce les discriminations "inacceptables", en matière de départ anticipé, figurant dans la nouvelle loi sur les pensions. Certains officiers bénéficient ainsi de la pension à 54 ans et d'autres à 65 ans, déplore-t-il mardi dans un communiqué.

"Des discriminations inacceptables de nature à faire renaître les conflits entre catégories ont été décidées par le législateur, mettant ainsi les délicats équilibres de la réforme des polices en péril", accuse le syndicat policier.

Depuis 2001, les départs étaient déjà réglés différemment pour les collègues officiers issus de la gendarmerie (54 ans), les officiers supérieurs (58 ans) et les collègues officiers issus de la police judiciaire (PJ) ou des polices communales (60 ans).

La loi postpose ainsi "le départ anticipé à 62 ans, voire 65 ans dans le cas de nombreux collègues officiers à nouveau punis parce qu'issus de la PJ, des polices communales, voire entrés en service et nommés officiers depuis la réforme".

Parallèlement, les anciens régimes de pensions anticipées des officiers de l'ex-Gendarmerie ont été intégralement conservés: "11 ans de différence entre officiers de la même police! ", dénonce le Sypol.

Le syndicat espère que le gouvernement "aura la volonté de corriger cette discrimination qui sera contreproductive pour le citoyen et brisera toute motivation des officiers visés par ce manque de respect évident".

Dans le cas contraire, le Sypol prévoit un combat syndical "dur et de longue durée", agrémenté de procédures juridiques.

Belga