Des élus du Vlaams Belang, accompagné du président de leur parti Bruno Valkeniers, ont déployé une banderoles sur laquelle on pouvait lire "BHV Vlaanderen gestrikt", ce qui peut être traduit par "La Flandre piégée par BHV". Le Vlaams Belang n'était pas invité à la cérémonie au Palais.
Cette séance de signature a pris la forme d'une cérémonie solennelle, à l'invitation du chef de l'Etat, couverte par le Premier ministre Elio Di Rupo et son gouvernement. "Il y a un an jour pour jour, le pessimisme et une forme d’angoisse régnaient. Grâce à la volonté de huit formations politiques de sortir notre pays de l’impasse, et à l’action du gouvernement, l’optimisme est aujourd’hui de mise. La Belgique va mieux et nous sommes à nouveau cités en exemple", a déclaré Elio Di Rupo.
Fait singulier, elle s'est déroulée en grande pompe, en présence des présidents de la Chambre et du Sénat, André Flahaut et Sabine de Béthune, des présidents des huit partis qui soutiennent la réforme de l'Etat, PS, sp.a, CD&V, cdH, MR, Open Vld, Ecolo et Groen, de parlementaires membres des Commissions de Réformes institutionnelles, des principaux ministres du gouvernement et des deux secrétaires d'Etat aux Réformes institutionnelles Melchior Wathelet et Steven Vanackere, et de plusieurs collaborateurs, cela sous l'oeil de la presse.
Ainsi sanctionnés et promulgués, les textes devront avoir été publiés au Moniteur pour revêtir leur caractère obligatoire.
La première partie de la réforme de l'Etat a essentiellement trait aux modifications institutionnelles à Bruxelles et dans ses environs, ainsi qu'au financement de la capitale. Il s'agit de dix-sept propositions de loi, loi spéciale et révision de la Constitution qui avaient été déposées par des parlementaires de la majorité institutionnelle et qui ont été adoptées dans les deux assemblées. Le Parlement devrait examiner après les élections communales d'octobre la suite des textes déposés dans le cadre de la réforme de l'Etat.
Un an après
Mercredi, le gouvernement a aussi présenté son accord sur le plan budgétaire, des avancées politiques alors qu'il y a un an, le contexte était tout autre.
Décidément en Belgique, tout peut aller vite dans un sens ou dans l’autre. Il y a un an, rappelez-vous, c’était l’incertitude et même un certain pessimisme qui dominait la vie politique. Joëlle Milquet visait alors le CD&V : "On est au bord de l’échec comme de la réussite. Ca dépend maintenant d’un seul parti."
Aujourd’hui, un an plus tard, le gouvernement crie cocorico. En tout cas, Elio Di Rupo a pu, par deux fois, souligner la qualité du travail effectué, jeudi dernier à la Chambre, à la veille du vote de la scission de BHV : "Nous avons réussi".
Mercredi, lors de la présentation de l’accord sur le contrôle budgétaire, et sur les mesures de relance : "Nous avons terminé nos travaux avec succès."
Et pourtant, dans les sondages, les partis de la majorité sont jusqu’à présent en baisse et la NV-A en hausse. Joëlle Milquet, comme ses collègues au gouvernement, ne comprend pas vraiment mais espère : "Vous savez, le temps donne à un moment une image assez claire de qui travaille, qui prend des responsabilités, qui s’occupe du pays, qui lui assure un avenir, qui s’occupe de l’économie du pays, qui s’occupe de la sécurité, c’est le gouvernement fédéral."
Premier et véritable test grandeur nature, le 14 octobre, avec les élections communales et provinciales.
Chose rare, les médias ont été conviés. C'est la deuxième fois dans l'histoire du pays qu'ils sont invités à assister à la signature d'un acte juridique aussi important.
La première fois, c'était en 1994 pour la signature de la réforme de l'Etat qui a permis à la Belgique de devenir un Etat fédéral. Vous pouvez revoir cette cérémonie, où apparaît déjà Elio Di Rupo alors ministre des Entreprises publiques, dans l'onglet "vidéos"
Marc Sirlereau




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de Kris Le gouvernement fédéral fait tout pour convaincre les Flamants de l'importance de leur réforme d'état. Malheureusement, les médias néerlandophones et surtout l'opinion publique en Flandre ne s'intéressent rélativement peu a ça, ce qui frustre pas mal de politiciens du CD&V er VLD qui voyaient ceci comme leur moment de gloire. Incroyablement mais vrai, l'obstinité avec lequel ils continuent de présenter leur bonnes nouvelles commence à irriter en Flandre, car la frustration de la majorité de l'opinion publique flamande ne se situe pas sur le plan communautaire, mais fiscale.
19-07-2012 14:22 |
de Tout est perdu même l'honneur En 2014, ou peut-être même dès Octobre, les grandes pompes se transformeront en pompes funèbres pour les francophones qui ont accepté le dictat des partis flamands sans RIEN régler, pas même le problème de Zaventem où l'on sera contraint d'appliquer de mauvaises solutions pour pathétiquement essayer de limiter la casse, sans garantie de succès, bien au contraire. Et ceci sans parler du reste, comme la mobilité autour de Bxl, les Bourgmestres, les circulaires etc... Vous aviez le choix entre le déshonneur et la guerre, vous avez choisi le déshonneur, vous aurez quand même la guerre, et quand la guerre surviendra, nous serons désarmés!
19-07-2012 14:01 |
de spoutnik On oublie de dire que cette révision de la Constitution est une forme de putsch dans la mesure où les Chambres auraient dû être dissolues par le Roi, des élections anticipées convoquées, et le soin d'implémenter (éventuellement) les modifications de la Constitution aurait dû être laissé au gouvernement suivant! Mais comme personne n'a jamais lu la constitution (qui n'est pas bien lourde pourtant, 1 heure de lecture suffit), que personne n'en a rien à cirer, ils détruisent les fondamentaux, l'essence même de notre pays, uniquement par peur de la nv-a
19-07-2012 12:28 |
de kris C'est certain que cette réforme d'état nécessite au moins une application très 'flexible' de la Constitution, notament quand it s'agit de la procedure de revoir certains articles. Que ça soit encore possible de le faire de cetter façon (ou pas), la methode suivie est certainement contraire à l'esprit de la Constitution. En plus, en signant cette réforme avec autant de pompes, le Roi a fait beaucoup plus que son devoir Constitutionel: Il s'est montré comme un Roi très politique, qui s'appuye énormément sur une certaine majorité politique, mais qui n'existe que dans une des 2 grandes communautés de son pays! C'est une position dangereuse pour un chef d'état non-élu come son pére a vécu, surtout avec les sondages très positives pour le NVA en tête!
19-07-2012 15:20 |