Propos de Jan Bens : Jan Jambon attend que le CA de l'AFCN se prononce

Le ministre de l'Intérieur Jan Jambon laisse le conseil de l'AFCN se prononcer
Le ministre de l'Intérieur Jan Jambon laisse le conseil de l'AFCN se prononcer - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon, ne donnera pas de consigne au commissaire du gouvernement dans le conseil d'administration de l'Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN) qui se réunira vendredi à la suite des déclarations controversées du directeur, Jan Bens. Le gouvernement ne prendra attitude que lorsque le CA se sera prononcé, a expliqué jeudi le ministre devant la Chambre.

Interrogé dans "Le Soir", Jan Bens a déclenché une vive polémique en évoquant la corruption au Kazakhstan, où il était en mission en 1995 au service de Tractebel, les victimes de Fukushima ou encore l'"acrobatie juridique" des projets de loi qui prolongent Doel 1 et 2.

"Il est évident que cela suscite des questions et réclame des réponses", a reconnu le ministre.

Jan Jambon a rappelé les exigences de crédibilité et d'intégrité de l'AFCN. Conformément à la loi de 1954, il a demandé dès lundi la réunion du CA de l'institution. Il veut toutefois se garder d'intervenir tant que celui-ci ne se sera pas prononcé.

"Je veux laisser le conseil d'administration se prononcer en toute liberté", a-t-il déclaré en réponse à des questions de Michel de Lamotte (cdH), Karine Lalieux (PS), Johan Vande Lanotte (sp.a) et Kristof Calvo (Groen-Ecolo).

Un incident de procédure a précédé les questions, celles-ci étant adressées initialement au premier ministre. La tension de la séance de mercredi, qui a débouché sur le report de l'examen des projets de loi, était encore palpable.

Face aux fissures qui apparaissaient dans la majorité, les groupes MR, N-VA, CD&V et Open Vld ont diffusé mercredi soir un communiqué pour rappeler leur soutien aux projets de la loi de la ministre de l’Énergie. Le président de la Chambre, Siegfried Bracke (N-VA), a assuré jeudi les députés, de manière un peu inattendue, qu'il n'y avait pas de "problème au sein du gouvernement".

"Mon expérience m'a appris que c'est justement lorsqu'il y avait un problème dans la majorité que l'on n'envoyait ce genre de communiqué", a fait remarquer Johan Vande Lanotte.

Belga

Et aussi

Newsletter info

Recevez chaque jour toutes les infos du moment

Recevoir