"Je suis outré, fâché mais aussi terriblement déçu car cela fait plus de 20 ans que je m'efforce d'apaiser les différents communautaires et linguistiques mais je me demande parfois si nous n'allons pas au devant de tensions très graves" à Bruxelles, a-t-il dit devant le parlement bruxellois, interrogé par plusieurs députés sur les conséquences de cette décision.
M. Picqué a rappelé qu'il n'avait jamais été question de se substituer au rôle des Communautés, mais bien de venir en appui de celles-ci, afin de répondre aux besoins urgents créés par l'essor démographique.
Selon lui, le Plan école a été élaboré en collaboration avec les Communautés et présenté à la Task Force Enseignement.
Le député Dominiek Lootens Stael (Vlaams Belang) avait auparavant souhaité que le gouvernement bruxellois s'excuse auprès de son homologue flamand pour avoir empiété sur ses compétences.
"Si quelqu'un doit s'excuser ce sont ceux qui, après avoir participé à une réunion préparant ce 'Plan-Ecole', ont préféré ignorer les besoins des familles bruxelloises pour régler des comptes au nom de considérations institutionnelles et juridiques secondaires", a répliqué Charles Picqué.
Comme la députée cdH et présidente du parlement francophone bruxellois, Julie de Grote, le ministre-président a mis en exergue le rôle positif des mandataires bruxellois néerlandophones, dont les ministres Jean-Luc Vanraes et Guy Vanhengel (Open VLD) dans le mise en oeuvre du plan au profit des générations futures.
Belga




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