Olivier Chastel (MR): "Je ne me sens pas du tout trahi par l'action de la N-VA"

Olivier Chastel
Olivier Chastel - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

La N-VA a-t-elle rallumé la flamme communautaire? Après les déclarations du président du parti nationaliste mercredi, la réaction du MR, partenaire francophone et parti du Premier ministre, est au centre de toutes les interrogations.

Le président du parti libéral était l'invité de Matin première, ce jeudi. Se sent-il trahi par son homologue du parti nationaliste? "Je ne me sens pas trahi du tout par l'action de la N-VA dans ce gouvernement, réagit-il d'emblée. Chaque famille politique réfléchit à son avenir en cette période où il n'y a pas d'élections politiques. Comme le PS le fait, comme nous le faisons. La N-VA réfléchit à 2019, pour savoir comment reconquérir un électorat qui n'est peut-être pas satisfait du stand-still actuel."

Pour Olivier Chastel, il n'y a aucune raison que les questions dites communautaires (transferts de compétences dans la culture, l'enseignement...) ne soient discutées qu'en Wallonie: "En Flandre, ils y réfléchissent aussi, et ils ont décidé de remettre cela à l'agenda, mais l'interne...  Par contre, au gouvernement pendant 5 ans, il n'y a pas d'institutionnel."

"Chaque famille politique travaille comme elle le souhaite"

"Ce qui est certain, c'est qu'au lendemain des élections de 2019, tout populisme aura besoin de partenaires de part et d'autre de la frontière linguistique, ajoute le président du MR. Il faudra les deux tiers pour avancer vers le confédéralisme. C'est à dire que nous nous compterons ce jour-là."

Olivier Chastel l'affirme: le MR ne se sent pas mis en difficulté par les sorties récurrentes de son partenaire nationaliste. "Chaque famille politique travaille comme elle le souhaite. Et chaque fois qu'il le faut, nous réagissons. Quand Bart De Wever parle de la convention de Genève, ou de la scission du rail, on lui explique que ce sont des choses impossibles à mettre en place."

Le président libéral veut également le souligner: le gouvernement dont le MR fait partie ne touchera pas à la Sécurité sociale, malgré les déclarations et les "buzz" médiatiques. "Les ministres N-VA font partie d'un gouvernement qui renforce la Sécurité sociale, parce qu'il vise à créer de l'emploi. Ce gouvernement a pris des mesures plus sociales que le gouvernement Di Rupo, dans la mesure ou il a notamment consacré 100% de l'enveloppe bien-être pour les petites pensions et pour la revalorisation des allocations sociales."

Réécoutez, ci-dessous, l'intégralité de l'interview d'Olivier Chastel:

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