Nuisances des avions: des contacts politiques vont reprendre en réunions bilatérales

On reparle des nuisances sonores liées à l'activité de l'aéroport de Bruxelles National.
On reparle des nuisances sonores liées à l'activité de l'aéroport de Bruxelles National. - © ERIC LALMAND - BELGA

Il reste un mois pour trouver une solution dans le dossier du survol de Bruxelles. Les différents ministres concernés par le dossier se sont rencontrés ce lundi matin. Ils ont partagé les conclusions des différents groupes de travail chargé d'objectiver la problématique. Pour la première fois depuis longtemps, la réunion ne s'est pas finie par des claquements de porte ou un regain de tension.

Réunion au sommet

A un peu moins de cinq semaines de l'échéance du deuxième conflit d'intérêt initié par la Flandre contre la décision du gouvernement bruxellois de ne plus observer de tolérance à l'égard des moins sévères des infractions aux normes de bruit pour le trafic aérien, les contacts politiques bilatéraux vont être établis sous la houlette du ministre fédéral de la Mobilité François Bellot (MR), ont indiqué les différents protagonistes fédéraux et régionaux de la Mobilité et de l'Environnement réunis lundi matin pour faire le point sur ce dossier.

Cette réunion était organisée dans la foulée de celle du comité de concertation.Au cours de leur réunion dont l'atmosphère a été qualifiée de "sereine" et "constructive", le Premier ministre et le ministre fédéral de la Mobilité François Bellot, les ministre régionaux bruxellois (Rudi Vervoort, Guy Vanhengel et Céline Fremault), flamand (Geert Bourgeois, Ben Weyts et Joke Schauvliege) et wallon (Paul Magnette et René Collin) ont fait le point sur les travaux de différents groupes techniques. Ceux-ci ont tenté de s'accorder, au cours des dernières semaines, sur l'objectivation d'une série de paramètres de l'équation, dans le cadre du deuxième conflit d'intérêt initié par la Flandre, cette fois en tant que Communauté, dans ce dossier.

Il appartient au fédéral de déposer un document

Il a été convenu que ces groupes de travail poursuivraient leur démarche d'approfondissement sur deux points techniques liés, selon François Bellot, à la notion de sécurité aérienne et à l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale (OACI).

Selon la ministre bruxelloise de l'Environnement, Céline Fremault (cdH), le ministre fédéral de la Mobilité s'est engagé à recevoir les parties en réunions bilatérales. "Il reste cinq semaines, mais cela veut dire qu'il est important de travailler de manière ardue, et à un rythme soutenu. Il appartient au fédéral de déposer un document", a-t-elle commenté. "Nous travaillons dans une atmosphère plus rationnelle, mais il subsiste encore de grandes divergences de vue", a affirmé quant à lui le ministre-président flamand Geert Bourgeois (N-VA). 

Ce travail a donc manifestement permis d'apaiser un peu les discussions. Mais il faudra travailler à rythme soutenu si le ministre François Bellot espère aboutir à un accord pour le 22 avril car c'est à partir de cette date que Bruxelles pourra infliger des amendes à toutes les compagnies qui ne respecteraient pas les normes de bruit au dessus du territoire de la région bruxelloise.

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