"Nous sommes très fermes face à ce groupuscule, qui a déjà appelé à plusieurs reprises à la haine et à la violence, notamment à l'égard des homosexuels", a expliqué M. Delruelle, rappelant que le CECLR s'était constitué partie civile par le passé contre Shariah4Belgium. L'un de ces dossiers a d'ailleurs abouti récemment à la condamnation du porte-parole du mouvement, Fouad Belkacem, à deux ans de prison dont un ferme.
M. Delruelle ne peut toutefois affirmer aujourd'hui que le Centre se constituera partie civile à la suite de l'appel à manifester devant le commissariat de la rue du Facteur, à Molenbeek, lancé par Shariah4Belgium.
"Nous allons analyser de manière précise les différents éléments (vidéos, messages, etc.) sur le plan juridique. Si nous estimons que les propos relèvent de l'incitation, nous pourrions nous constituer partie civile. Mais c'est le conseil d'administration qui décidera", a-t-il ajouté.
Lancer un appel à manifester alors que toute manifestation est interdite peut être constitutif d'une incitation à la haine, selon M. Delruelle. "Tout dépend du contexte et de l'intention", a-t-il commenté.
Il n'est pas juridiquement possible d'interdire Shariah4Belgium sur le territoire. "Il n'existe pas de loi pour empêcher préventivement une telle association de fait, mais on peut poursuivre les individus pour appartenance à un groupement qui incite à la haine. Il faut que la justice entame de nouvelles actions judiciaires. La police et la Sûreté de l'Etat peuvent les mettre hors d'état de nuire", a-t-il conclu.
Belga




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