La ministre a promis de les tenir informés des débats en groupes intercabinets qui débutent dès ce lundi, au niveau du gouvernement, à propos des procédures de libération conditionnelle.
Elle plaide pour plus de transparence dans la communication, en impliquant davantage les victimes dans le processus du tribunal de l'application des peines (TAP), dès le début de la procédure, répondant ainsi à l'une des revendications exposées par Jean-Denis Lejeune dans un manifeste qu'il a remis dimanche à Mme Turtelboom.
La ministre souhaite également concrétiser rapidement l'adaptation de la loi Lejeune, prévue dans l'accord gouvernemental. Selon le projet qu'elle souhaite voir aboutir, une personne récidiviste ne serait dès lors plus libérable avant d'avoir purgé les 3/4 de sa peine. Dans les autres cas, le délai avant de pouvoir bénéficier d'une libération conditionnelle passerait d'un tiers à deux tiers de la peine. Pour Mme Turtelboom, le projet de réforme devrait être prêt pour la fin de cette année.
Les parents des victimes de Marc Dutroux sont satisfaits. "J'ai un sentiment positif, je pense qu'elle est honnête et qu'elle va changer quelque chose", a déclaré Pol Marchal après la réunion. "Elle nous a donné l'occasion d'expliquer ce que l'on veut en tant que victimes et a promis de changer la loi."
Jean-Denis Lejeune a précisé que la ministre lui avait dit qu'elle était aussi citoyenne et qu'à ce titre, elle était sensible aux démarches entreprises par les parents en vue de protéger leurs enfants. "Demain, il y a déjà débat", a-t-il souligné, insistant sur la nécessité de modifier la loi.
Dans son manifeste, visant à proposer "des aménagements par rapport aux lacunes qu'on a remarquées", M. Lejeune demande notamment que le principe des "peines cumulables" soit instauré pour les personnes responsables de crimes de sang sur des enfants. "Il est temps que le gouvernement débatte avec le monde de la Justice", a-t-il conclu.
M. Lejeune doit rencontrer jeudi la ministre de l'Intérieur, Joëlle Milquet (cdH), et vendredi le Premier ministre Elio Di Rupo (PS). Un représentant de ce dernier assistait par ailleurs à la réunion de ce dimanche.
Belga




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de JohnSmith Son "combat" risque de punir tous les prisonniers et de créer des situations de désespoir dans toutes les prisons du pays (mutineries, suicides, évasions...).En plus, derrière tout ça, se pointe l'extrême-droite, qui aimerait réintroduire la peine de mort (qui n'a jamais fait baisser la criminalité et risque de "tuer" des innocents (10 à 20% des condamnés)). Monsieur Lejeune savait pourtant qu'elle avait le droit de sortir après 1/3 de sa peine quand le verdict a eu lieu ?! Je ne comprends pas pourquoi il se "réveille" maintenant ? La peine infligée aux Dutroux ne sera jamais "assez" dur pour lui et les autres parents (et c'est compréhensible), mais elle ne l'est pour aucune victime et le but de la justice n'est pas là, sinon qu'est-ce qu'il nous différencie des criminels ? Monsieur Lejeune se trompe cette fois-ci de combat !
20-08-2012 09:13 |
de Monsieur Burckenstock François mais...... que croyez vous ????sans être des criminels ...c'est tout juste qu'ils méritent la mort .Je ne souhaite jamais que vous soyez dans ce cas là!!! non monsieur Lejeune ne se trompe pas!!!!je ferai le tour du monde si il ! le fallait!!
21-08-2012 13:04 |