Les kamikazes de Zaventem avaient envisagé d'autres attentats en cachant des armes

La conversation des terroristes Najim Laachraoui et Ibrahim El Bakraoui (photo) a été enregistrée la veille des attentats de Bruxelles.
La conversation des terroristes Najim Laachraoui et Ibrahim El Bakraoui (photo) a été enregistrée la veille des attentats de Bruxelles. - © STRINGER - AFP

Les kamikazes du 22 mars avaient de potentiels successeurs, affirme La Libre Belgique lundi sur base d'un enregistrement audio, long d'une dizaine de minutes, adressé à leur contact en Syrie. Les terroristes avaient prévenu leur commanditaire que des armes et des hommes étaient prêts à servir à d'autres projets djihadistes après être morts en kamikaze.

Quand ils cachent les armes, les terroristes ont déjà prévu de mourir en kamikaze et ils espèrent qu’un autre djihadiste s’en serve un jour pour commettre lui aussi un attentat mais sans aucun plan précis. 

Bilal El Makhoukhi l'intermédiaire

Mais comment un djihadiste qui ne fait pas directement partie du commando du 22 mars pourrait-il retrouver ces armes que la police recherche depuis des mois ? Par un intermédiaire: les terroristes de Bruxelles ont dû laisser l’adresse de la planque à quelqu’un. Selon La Libre Belgique et la Dernière Heure, Bilal El Makhoukhi est cet intermédiaire, et il a été arrêté en avril dernier.

La conversation des terroristes Najim Laachraoui et Ibrahim El Bakraoui a été enregistrée la veille des attentats de Bruxelles, le 21 mars 2016. Tous deux font mention des hommes de confiance Abou Imrane, qui espère trouver un chemin pour se rendre en Libye ou en Syrie, et "le frère Amin", qui, lui aussi, a fait allégeance à l'Etat islamique et espère gagner une terre de djihad.

Les enquêteurs auraient donc identifié Abou Imrane: ce serait Bilal El Makhoukhi, arrêté chez lui à Laeken le 8 avril 2016. Quant à Amin, ce serait son ami Hervé Bayingana Muhirwa, qui fut arrêté le même jour. Il cachait chez lui Osama Krayem, le Suédois qui a renoncé à se faire exploser dans le mé­tro.

La priorité de la police et des services de renseignements dans ce dossier : c’est d’empêcher qu’un réseau se reforme autour de ce qu’il reste de la cellule terroriste. Les enquêteurs recherche toujours activement les armes, et aussi le commanditaire des attentats de Bruxelles.

Newsletter info

Recevez chaque jour toutes les infos du moment

Recevoir