Selon le sondage Ipsos RTL-Le Soir, les partis de la coalition fédérale continuent de perdre des plumes à l'exception du CD&V. La N-VA arrive toujours en tête en Flandre avec 36,6%, en légère baisse par rapport au sondage de mars. Le PS reste premier en Wallonie. Il est à égalité avec le MR à Bruxelles où le FDF grimpe au troisième rang avec 11% des intentions de vote.
Les FDF rappellent qu'il ne s'agit "que" d'intentions de vote. Mais selon eux, ce sondage peut avoir des répercutions importantes, tant en Région bruxelloise qu'au niveau national. En traduisant ces intentions de vote en sièges, les Fédéralistes démocrates francophones constatent "que les adversaires de la Belgique et de Bruxelles seront en mesure de prendre le pouvoir dans la capitale et de bloquer le pays".
En effet, d'après leurs calculs, la N-VA et le Vlaams Belang obtiendraient de ce fait la majorité absolue au Parlement fédéral. Au Parlement flamand, "la N-VA serait ainsi incontournable et Bart De Wever devrait succéder à Kris Peeters en exigeant une nouvelle réforme de l'État forcément défavorable à Bruxelles et à la Wallonie", s'alarment les FDF dans leur communiqué. Et à Bruxelles, "la N-VA serait quasi assurée de co-diriger la Région bruxelloise vu la sur-représentation garantie des élus néerlandophones et la parité ministérielle", relèvent-ils encore.
Mise sous tutelle et cogestion de Bruxelles dans moins de deux ans ?
Les FDF dénoncent désormais cette sur-représentation accordée aux néerlandophones de Bruxelles, "car il suffit que la N-VA, le Vlaams Belang ou tout autre parti populiste du côté néerlandophone recueillent ensemble à peine 5 à 6 % des voix bruxelloises pour que les institutions bruxelloises soient bloquées. On a truqué le suffrage universel à Bruxelles, il est grand temps de rétablir la démocratie et supprimer ces fausses garanties qui ne sont que des leviers profitables aux partis extrêmes ou nationalistes. Si l’on ne redonne pas aux Bruxellois une vraie démocratie représentative, on risque la mise sous tutelle et la cogestion de Bruxelles dans moins de deux ans", lancent les FDF.
Et la formation amarante s'inquiète: "Celles et ceux qui ont voté ces accords que nous avons toujours combattus sont les mêmes qui votent aujourd’hui la 6e réforme de l’Etat... Une réforme très mauvaise pour les francophones et qui ne diminue en rien les appétits des plus radicaux au Nord du pays".
Rappelons que le directeur du Centre d'études de la vie politique (CEVIPOL), Pascal Delwit nuançait déjà en mai dernier les craintes des FDF, s'appuyant notamment sur certaines dispositions de la loi spéciale relative aux institutions bruxelloises, qui devraient théoriquement permettre d'écarter un blocage. Des dispositions prises, à l'époque, pour contrer le péril d'un blocage lié au poids électoral de l'extrême-droite incarnée par le Vlaams Belang, unanimement réprouvé par les autres forces politiques flamandes. Il n'est pas certain que la même réprobation s'exercerait à l'encontre de la N-VA.
RTBF




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