Le semestre européen vise à pousser les Etats membres à mieux coordonner leurs politiques économiques et budgétaires à travers un parcours de six mois. En début d'année, la Commission européenne arrête avec les Etats membres les grandes priorités, avant de leur adresser des recommandations individuelles, qu'ils doivent approuver en commun. Le seconde moitié de l'année est censée être consacrée à la mise en oeuvre. Les recommandations adressées en mai à la Belgique continuent de susciter la polémique au sein de la majorité, la droite du gouvernement appelant à leur application intégrale, la gauche s'insurgeant contre les attaques à l'indexation des salaires. Les partenaires de la coalition ont finalement convenu d'une position de compromis. La Belgique ne s'est pas opposée à leur adoption dans les différents Conseils européens, mais elle a introduit une déclaration unilatérale relative aux pensions et aux salaires. La recommandation relative à l'index est "trop prescriptive", selon ce texte. Jeudi soir, au sommet européen, la Belgique et plusieurs autres petits pays (Chypre, Luxembourg, Malte et Bulgarie) ont réitéré leurs réserves. Elio Di Rupo se serait montré actif dans le débat, intervenant à trois reprises, notamment pour déplorer le manque de concertation de la part de la Commission européenne, selon une source diplomatique. (WAE)
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