Le financement des maisons médicales est plus adapté à la réalité

Le financement des maisons médicales est revu au mois de mai
Le financement des maisons médicales est revu au mois de mai - AFP PHOTO / MIGUEL MEDINA
Rédaction RTBF

Il y a du changement depuis ce mois de mai dans le financement des maisons médicales. C'est le fruit d'une longue concertation entre les fédérations de maisons médicales, l'Inami et les mutuelles. Un nouveau mode de financement, forfaitaire, s'appliquera désormais à toutes les maisons médicales, un système plus juste plus équitable et qui devrait bénéficier aux patients. Inami, mutuelles et maisons médicales se réjouissent de cet accord.

Aujourd’hui deux systèmes de financement des soins de médecine générale se côtoient : le payement à l'acte, largement majoritaire et puis le payement au forfait, largement répandu dans les maisons médicales. C'est ce dernier qui a été modifié. Désormais le forfait sera calculé, pour chaque maison médicale, sur base du profil social et médical de ses patients. De quoi coller au plus près à leur réalité.

Pierre Drielsma, de la fédération francophone des maisons médicales, précise: "Donc à la fois, savoir quels sont les risques des patients sur le plan social, sur le plan de leur âge et en même temps, connaître les maladies dont ils souffrent pour pouvoir disposer des moyens optimaux pour pouvoir les soigner".

Un système plus précis donc et ajusté aux besoins spécifiques de chacune des maisons médicales : "Ça va créer aussi plus de justice dans la mesure où les maisons médicales qui soignent pas mal de personnes âgées et en soins très lourds, en particulier en soins infirmiers, vont pouvoir plus facilement, embaucher du personnel infirmier pour soigner ces personnes-là".

Tout bénéfice donc aussi pour les patients, la qualité et l'accès aux soins. Une expérience innovante pour ce secteur qui représente quelque 300 000 patients, une sorte de laboratoire qui montre de l'avis de tous, Inami, mutuelles et maison médicales, que des pistes nouvelles de financement sont possibles en matière de soins de santé. Un système qui pourrait aussi servir de modèle pour le financement des hôpitaux.

Marie-Paule Jeunehomme


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