Le centre de lutte contre le radicalisme officiellement lancé en Fédération Wallonie-Bruxelles

Rachid Madrane, ministre en charge notamment des Maisons de Justice
Rachid Madrane, ministre en charge notamment des Maisons de Justice - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles présentera officiellement dans quelques jours un nouvel outil de lutte contre la radicalisation. La conférence de presse était prévue pour lundi 16 janvier, mais a été reportée d'une semaine.

C'est l'appellation "Centre d'aide et de prise en charge des personnes concernées par le radicalisme violent" (CAPRAV) qui a été choisie.

Depuis des mois, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles planche sur l'installation d'un tel centre. Rachid Madrane, ministre en charge notamment des Maisons de Justice, s'était rendu à Aarhus au Danemark, à Bordeaux en France, mais aussi au Québec pour voir les différentes expériences déjà menées. Avec, à chaque fois, des approches différentes.

L'exemple québécois retenu

Rachid Madrane et Rudy Demotte s'étaient rendu au Canada. A Montréal, ils ont découvert un dispositif qui propose notamment une ligne téléphonique ouverte 24h sur 24. 

Les personnes prenant les appels disposent de grilles d'évaluation leur permettant de cerner s'il y a un véritable problème ou pas. Et si c'est le cas, l'équipe psycho-sociale prend alors la personne en charge. Le système qui sera mis en place par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles ira dans cette direction.

Un centre aux missions multiples

Le centre de la Fédération Wallonie-Bruxelles suivra des individus radicalisés, mineurs et majeurs ainsi que leurs familles. L'équipe, qui se compose de 17 personnes, compte entre autres des psychologues, des psychiatres, des assistants sociaux et un islamologue reconnu.

Si un enseignant se pose des questions, il pourra aussi prendre informations et conseils auprès du personnel du centre. Rachid Madrane a aussi souvent expliqué qu'il n'était pas question de transférer les informations obtenues telles quelles aux services de police. Mais il y aura une exception assez évidente lorsque le personnel détecte une menace grave et imminente pour la sécurité publique.

Ce centre est installé en région bruxelloise, sans autre précision jusqu'à présent, pour des raisons de sécurité. Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles avait promis cette installation pour fin 2016, début 2017. Et c'est le cas.

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