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Réduction du chômage: CPAS sous pression et "appauvrissement collectif"

BELGIQUE | Mis à jour le vendredi 2 novembre 2012 à 12h07

  • Pour Bernard Antoine, directeur de la fédération des CPAS de Wallonie, la dégressivité accrue des allocations de chômage enverra de 20 000 à 25 000 personnes vers les CPAS. C'est la "communalisation" d'une compétence fédérale. De son côté, la CSC a dénoncé "un appauvrissement collectif des chômeurs".

    Les communes payeront les conséquences des mesures d'économie prises au niveau fédéral: c'est l'opinion de Bernard Antoine, invité ce vendredi dans Matin Première pour expliquer les conséquences de la mesure qui vient d'être introduite au 1er novembre par le fédéral et qui vise à réduire de façon accélérée les allocations de chômage dans le temps.

    "Actuellement, de 5000 à 8000 chômeurs bénéficient d'une aide financière des CPAS. Nous pensons qu'avec cette mesure, ce serait de 20 000 à 25 000 qui viendraient demander une aide complémentaire aux CPAS, pour prendre en charge ce qu'ils ont perdu", dit Bernard Antoine: on "communalise". "Une fois de plus, c'est une mesure qui renvoie vers les CPAS des missions qui ressortent du fédéral, sans moyens complémentaires", moyens financiers mais aussi en personnel, précise-t-il, car les CPAS accompagnent aussi les personnes qui viennent les voir.

    De 35 à 50% du budget des CPAS vient des communes, ce sera autant que celles-ci ne pourront pas consacrer à d'autres fins. Et les communes au taux de chômage important seront celles qui auront le plus à supporter.

    Bernard Antoine indique aussi que beaucoup de chômeurs ne sont pas informés des pertes de revenus qui les attendent à très court terme.

    Le syndicat chrétien alerte sur l'appauvrissement collectif des chômeurs

    "La CSC dénonce un appauvrissement collectif des chômeurs. Aujourd'hui déjà, plus d'un tiers des chômeurs sont pauvres et cette situation ne fera qu'empirer", souligne le syndicat chrétien, alors que le système de dégressivité des allocations de chômage entrera en vigueur le 1er novembre.

    "Le gouvernement prétend, à travers ces mesures, avoir choisi le chemin qui va de l'Onem à l'emploi. Il a en réalité fait le choix du chemin qui va de l'Onem au Cpas. Il a choisi le chemin qui éloignera le demandeur d'emploi de l'emploi. En vivant avec 3 euros par jour, quand il a payé son loyer et ses factures d'énergie, sa remise à l'emploi sera contrecarrée par les problèmes de surendettement, de santé, et de logement. Si on veut favoriser la remise à l'emploi, il est indispensable de prendre en compte les obstacles de la remise à l'emploi et par conséquent de remettre en question la dégressivité accrue des allocations", explique la CSC dans un communiqué.

    Le syndicat demande au gouvernement une politique d'assainissement des finances qui permette de relancer l'emploi et lutter contre la pauvreté. Il revendique un "accompagnement de qualité et un suivi rapproché de toutes personnes à la recherche d'un emploi".

    RTBF avec Belga

     

     

     

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