Paul Magnette s'est insurgé jeudi contre le caractère "trop intrusif" de la Commission européenne envers la politique socio-économique de la Belgique, et a plaidé pour un "rééquilibrage" de la note préparée par le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, qu'il avait qualifiée de "aux trois quarts de droite".
Cette sortie est malheureuse, estime Johan Vande Lanotte. Le PS est très mécontent de la manière dont l'Europe communique, selon lui.
"La Belgique ne s'en sort pas mal" avec une croissance qui approche celle de l'Allemagne et un budget qui respecte les objectifs européens, souligne le ministre de l'Economie.
Les critiques du PS sur l'étude de la Banque nationale concernant l'index s'expliquent à ses yeux par le fait que cette étude a été décrite dans la presse comme une attaque contre l'index.
"Si nous utilisons l'index avec intelligence dans les prochaines négociations interprofessionnelles, nos salaires pourront grimper moins fort que chez nos voisins", fait-il observer.
Le Premier ministre Elio Di Rupo (PS), lui, a défendu au cours du sommet européen de ces jeudi et vendredi le point de vue convenu au sein du gouvernement sur la note Van Rompuy, rappelle Johan Vande Lanotte.
Il convient que la Commission européenne doit formuler des objectifs, mais les Etats membres doivent aussi disposer d'une marge de manoeuvre pour les rencontrer, tempère le socialiste flamand.
Belga




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