"L'information vers le consommateur peut sembler être une arme puissante pour améliorer l'hygiène mais une enquête réalisée par l'AFSCA tend à montrer que la publication des résultats de contrôle pourrait avoir tendance à pousser la qualité des contrôles vers le bas, plutôt que la qualité de l'hygiène vers le haut. Les résultats peuvent alors sembler meilleurs, sans toutefois refléter la réalité du terrain", a-t-elle répondu à une question écrite du sénateur Bert Anciaux.
Quelques citoyens se sont pourvus devant le Conseil d'État pour obtenir la publication de ces résultats au nom de la publicité des actes administratifs. Ils réclament de l'AFSCA qu'elle s'inspire du Danemark où les rapports d'évaluations sont mis en ligne.
Selon le sénateur, l'approche actuelle ne semble pas porter ses fruits si l'on en juge par la constance du nombre d'évaluations défavorables. Il se demande donc si la méthode du "Name and shame" (Nommez et faites honte) ne serait pas plus efficace.
"Il est clair que la situation doit être améliorée", a reconnu la ministre, en citant les chiffres de l'année 2011 au cours de laquelle à peine 46,7% des établissements ont reçu une appréciation favorable.
Les cas de non-conformité grave concernaient la propreté des locaux (14 %) et des surfaces entrant en contact avec les denrées alimentaires (11 %), le respect de la chaîne du froid (10 %) et des conditions adéquates de décongélation des denrées alimentaires (10 %), enfin l'équipement et la propreté des sanitaires et lave-mains (10 %).
Le secteur fournit des efforts, l'AFSCA a entrepris une série d'initiatives mais "les améliorations ne semblent en effet pas spectaculaires", a-t-elle ajouté.
Au titre d'explication, la ministre évoque le "turn over" (un phénomène de renouvellement, ndlr) important dans le secteur (25% par an). A tout moment, il y a donc beaucoup de nouveaux établissements et de nouveaux opérateurs qui n'ont jamais subi de contrôles.
Belga




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