Ingrid Lieten et le sp.a "méritent un carton rouge", a affirmé le chef de groupe Open Vld au parlement flamand, Sas Van Rouveroij, sur les ondes de la VRT radio.
"C'est à Kris Peeters de décider s'il peut encore mener une politique digne de ce nom. Mais s'il ne le peut pas, alors il doit remanier son gouvernement".
La ministre a envoyé vendredi par erreur un courriel critique envers Kris Peeters à un proche de ce dernier, au cours du conseil des ministres portant sur la crise interne au gouvernement sur le dossier du projet de méga-centre commercial Uplace à Machelen. Elle a présenté ses excuses. Le ministre-président flamand a démenti que le mot "dictateur", prétendument utilisé par Mme Lieten pour le qualifier, figurait dans ce mail.
Aux yeux des libéraux flamands, qui siègent dans l'opposition au parlement flamand, l'incident est symptomatique du manque de cohésion du gouvernement flamand.
Kris Peeters, un arbitre, plus un chef
"J'ai l'impression que Kris Peeters n'est pas un chef de gouvernement, mais un arbitre, et un arbitre doit pouvoir sortir de temps à autre le carton rouge. Mais cette audace, ou ce respect de soi-même, Kris Peeters ne l'a clairement pas", a commenté Sas Van Rouveroij.
Pas question cependant de briser la coalition, a répondu le CD&V. Certes, il est regrettable que le mail ait fuité dans la presse, a concédé la ministre flamande Joke Schauvliege. "C'est mauvais pour chacun, mauvais aussi pour l'image que les gens se font de la politique".
Mais "l'affaire a été réglée vendredi, et nous continuons avec cette équipe gouvernementale", a-t-elle commenté.
Pour le secrétaire d'Etat fédéral Servais Verherstraeten (CD&V), c'est avant tout "au sp.a de mettre de l'ordre dans ses affaires".
Belga




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