Fernand Koekelberg doit être auditionné dans le courant de cette semaine par la ministre de l'Intérieur, laquelle prendra une décision à son sujet "cette semaine" encore, précisait elle dans un communiqué.
Inculpé de viol, l'ancien commissaire général de la police fédérale est visé depuis l'été dernier par une mesure de suspension provisoire, laquelle a été prolongée à trois reprises.
La dernière, prononcée le 5 avril dernier, a toutefois été annulée récemment par le Conseil d'Etat pour divers vices de procédure.
La justice ne s'est pas encore prononcée
Cette décision autorisait en théorie Fernand Koekelberg à reprendre son travail auprès de la police fédérale dès ce lundi. Mais pour éviter celle-ci, la ministre a décidé de lancer une nouvelle procédure de suspension à son endroit, l'instruction menée par un juge namurois n'étant pas encore terminée.
"Les motifs qui ont présidé à la décision initiale de suspension (...) restent d'actualité, la justice ne s'étant pas encore prononcée", fait valoir la ministre de l'Intérieur. Celle-ci l'invite d'ailleurs à se prononcer dans "des délais raisonnables pour ne pas laisser perdurer des situations provisoires qui dépendent de ses décisions".
Dans un communiqué, l'avocate de Fernand Koekelberg, Joëlle Sautois, annonce que celui-ci "se défendra contre toute mesure qui serait prise pour le mettre à l'écart du service". Elle indique par ailleurs que "l'affirmation de la ministre selon laquelle la conclusion de l'analyse juridique approfondie dont elle dispose lui aurait été communiquée par la commissaire générale est inexacte", sans toutefois donner plus de précisions.
Belga




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