Mercredi, la Commission de l'intérieur de la Chambre entendait plusieurs experts de la question. Parmi eux, Alain Winants, l'administrateur général de la Sûreté de l'Etat. S'il refuse de se prononcer sur le bien fondé d'une telle loi, il attire en revanche l'attention sur le mécanisme et les risques en cascade de groupements, en particulier dans la mouvance salafiste.
"Moi, j’ai simplement dit qu’il y a des avantages et qu’il y a des inconvénients mais, d’un autre côté, il faut quand même bien se rendre compte, et on l’a signalé comme service de la Sûreté de l’Etat, que le salafisme, le salafisme politique -je ne parle même pas du salafisme violent, je ne parle naturellement pas du terrorisme mais du salafisme politique- est un des dangers actuels pour la démocratie, dans notre société parce que c’est un mouvement qui tend à faire en sorte que les personnes qui en sont adeptes ont un réflexe de repli identitaire. Ils vont se retirer, en somme ils vont se mettre en marge de la société démocratique dans laquelle ils vivent", détaille le patron de la sûreté. "Donc on va finalement vers une bipolarisation et, comme dans tout événement, l’extrémisme d’un côté risque alors de susciter un extrémisme de l’autre côté, et on risque d’avoir des réactions, par exemple, de mouvements d’extrême-droite".
RTBF




![[x]](http://www.static.rtbf.be/rtbf/www/images/common/old_browser/close.png)







