Aller directement au contenu principal

En rhéto c'est le test du TESS

BELGIQUE | mercredi 16 juin 2010 à 17h07

  • Les rhétos de vingt-deux écoles de la Communauté Française ont vécu une toute nouvelle expérience : le passage du TESS, le Test d'Enseignement Secondaire Supérieur. C'est un examen commun à plusieurs écoles, un peu comme le bac en France, mais limité pour l'instant à certaines matières.

    Tout comme les élèves de vingt-deux écoles, les 58 rhétoriciens de l'Athénée Royal de Coekelbergh étaient soumis ce mercredi matin, au projet pilote du TESS.
    Interrogés sur la question d'un surplus de stress en période d'examens, causé par ce fameux TESS, certaines élèves étaient plutôt craintifs : "On ne s'est pas assez entrainés je trouve"; "Oui on est stressés car on ne sait pas du tout en quoi consiste l'épreuve, mais on va se donner à fond".  D'autres par contre prennent l'exercice avec philosophie : "Je ne suis pas tellement stressée, il suffit de s'organiser et d'avoir une bonne technique de travail".
    En réalité, le fameux TESS n'est pas un test de connaissances, mais bien de compétences.

    En classe, la préfète de l'Athénée Claudine Slaps pose alors cette question à ses élèves :"Pourriez-vous me dire, à main levée et sans commentaire, si vous êtes pour ou contre cette épreuve". Pour toute réponse, un grand blanc, aucun mouvement de mains vers le haut, puis un grand fou rire général.  
    La préfète elle se veut positive et soutient cette initiative : "Ca va promouvoir l'enseignement par compétences et pousser l'ensemble des professeurs à travailler en collaboration".
    L'objectif du TESS

    Pour Georges Vanloubbeeck, inspecteur général à la Communauté Française, l'important, "c'est d'avoir une cohérence en matière d'évaluations, entre les différentes écoles de l'enseignement organisé ou subventionné par la communauté française".

    Concentrés, les élèves se lancent pour une heure trente de critique historique :  ils doivent dire s'ils  peuvent se fier ou s'ils doivent se méfier de documents autour d'un thème central : le processus d'indépendance du Congo.  A la fin du test, la majorité des élèves étaient plutôt satisfaits; l'exercice n'était pas si compliqué, mais pas suffisant pour les faire changer d'opinion : pas d'applaudissement pour le TESS. Si l'on se fie au seul avis des élèves, ce projet risque de ne rester que "pilote".
    Didier Haine et Isabelle Louette

     

    Voir

    Faire un commentaire

    • Merci de respecter la charte des commentaires,
      sans quoi, nous nous réservons le droit de supprimer votre réaction.
    • Les commentaires sont fermés après quatre jours.
  • RTBF
    • RTBF

      RTBF

Les suggestions du jour

Vu sur le web

Dernière Minute