"Ces fissures ont bel et bien été constatées à l'époque. Mais il s'agissait d'un autre type de fissures, dans un endroit très différent de (celui qui nous préoccupe) maintenant. Elles n'ont donc rien à voir avec les fissures actuelles", a déclaré Karina De Beule.
La porte-parole ajoute que la réaction à l'époque était similaire à celle d'aujourd'hui. "Une enquête complémentaire qui avait été réclamée a été menée à l'époque. Il s'agissait de défauts sous la doublure de la cuve du réacteur. Toutes les mesures ont alors été mises en œuvre et exécutées dans les années quatre-vingt. Lors de la construction et du démarrage de Doel 3 et Tihange 2, des conseils ont été recueillis à différents niveaux. Il y a et il y aura toujours des contrôles des parties sensibles."
La version du quotidien flamand
Les cuves des réacteurs nucléaires de Doel 3 et Tihange 2 connaissaient déjà des problèmes d'étanchéité en 1979, alors que les réacteurs n'étaient pas encore en fonction. C'est ce que rapportait ce jeudi le Morgen dans son édition du matin, citant ses propres archives de l'époque.
Un article daté du 5 janvier 1980 fait état de petites fissures dans les cuves, d'ailleurs reconnues au Sénat par le ministre du travail de l'époque, Roger De Wulf, écrivait le journal ajoutant que ce dernier avait, à l'époque, promis une enquête approfondie sur les risques, mais il a fallu attendre 1982 pour qu'une inspection ait finalement lieu (l'équipement devait venir de France). Si des erreurs, des "lacunes" comme cela est mentionné dans le rapport, ont bien été confirmées, les réacteurs ont tout de même été mis en service, pouvait-on encore lire.
"Je n'ai pas beaucoup de souvenirs de cette époque"
Interrogé par le Morgen, le directeur de l'AFCN, Willy De Roovere, affirmait ne pas avoir "beaucoup de souvenirs de cette époque". "Étrange, car à la fin des années 1970, il dirigeait la construction et la mise en service de Doel 3 pour Electrabel", soulignait le quotidien flamand.
"Une mauvaise gestion évidente"
Toujours dans le quotidien flamand, Mycle Schneider, un consultant allemand spécialisé dans le nucléaire et conseiller auprès des gouvernements allemand, français et belge, parlait lui d'"une mauvaise gestion évidente". "Ils doivent avoir, au moins, une base de données avec tous les rapports d'inspection et les fissures découvertes dans la cuve du réacteur d'une centrale nucléaire. Le Parlement doit examiner cette question rapidement", ajoutait-il.
L'AFCN est donc allé vérifier ces données, d'où sa réaction.
Pour rappel, Doel 3 et de Tihange 2 sont actuellement à l'arrêt pour une période indéterminée, faisant l'objet d'un contrôle approfondi après l'apparition de fissures.
RTBF avec Belga




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de mordheim ..il faudrait tout de même que les journalistes arrêtent de raconter des informations "vraies à moitier".. C'est comme ça que commence la DESINFORMATION..! Si Tihange 2 est à l'arrêt aujourd'hui, c'est uniquement dans le cadre de son arrêt programmé (une centrale entre en révision tous les 18 mois!). Alors oui, ils vont en profiter pour vérifier s'il existe une présence de fissure(s). Mais jamais cet arrêt n'a été décidé sur base de ces découvertes à Doel!
24-08-2012 12:40 |
de Michel Claude Je vais vous expliquer pourquoi ils ont si peur de ces petites fissures, c'est parce que si la cuve s'ouvre complètement à cause d'une fissure, on ne peut rien faire après! c'est à dire que les dispositifs de sureté ne couvre pas ce type d'accident. C'est pour ça qu'on ne peut tolérer presque aucune fissure dans la cuve.
23-08-2012 22:14 |
de Sinndho C'est évident ! Chaque fissure comporte une signature numérique qui contient, entre autre, sa date de création et la garantie du fabricant.
23-08-2012 19:26 |
de Pascaline Comment voulez-vous que des constatations soient objective quand on sait d'où vient Willy De Roovere ? Tous des manipulés !
23-08-2012 18:46 |
de Alex Le cuves de réacteurs sont conçues pour résister même s'il y a des fissures. La preuve, elle a bien fonctionné pendant 30 ans sans problème malgré cela! Il faut donner le temps aux ingénieurs pour évaluer l'impact de ce qui a été décelé lors de la dernière inspection et décider en conséquence. Un peu de patience.
23-08-2012 18:20 |