Commission Publifin, les présidents des comités de secteur auditionnés: prudence et peu de réponses

Nouvelle journée d'audition ce lundi dans le cadre de la commission parlementaire Publifin. Après l'audition marathon du patron de Nethys, Stéphane Moreau, vendredi, c'est au tour des présidents des différents comités de secteur de venir éclairer la lanterne des parlementaires sur le fonctionnement nébuleux du groupe.

Prudence animale

Des échanges qui ont débuté à 14 heures avec l'audition de Claude Emonts, figure emblématique du PS liégeois, qui a d'emblée tenu à préciser qu'il n'avait pas dépensé cet argent. "Par prudence animale, je n'ai pas touché à ces jetons de présence. L'argent est toujours de côté, dans une autre banque que mes comptes."

10% des émoluments étaient reversés aux partis

Dans les cordes, Claude Emonts a par ailleurs tenu a souligne le rôle de bouc émissaire qui était le sien: "C'est triste que toute une hiérarchie se porte sur le maillon le plus faible, pour ne pas pointer d'autres responsabilités."

Les présidents du comité de secteur Télécoms et de sous-secteur Liège Ville de l'intercommunale Publifin, la présidente du CPAS de Flémalle Catherine Megali (PS) et le conseiller communal liégeois Mohammed Bougnouch (PS), sont ensuite venus: ils ont reconnu qu'ils ne connaissaient pas grand chose à leurs secteurs lorsqu'ils ont été appelés à y travailler à la demande de leur bourgmestre ou de leur parti. "Les powerpoint ne suffisent pas, je n'ai pas la capacité de comprendre sans aucune explication. Je fais ce que je peux avec motivation, avec sérieux (...) J'essaie, depuis le départ, qu'on me donne un cadre dans lequel je suis un pion", a ainsi répondu Catherine Megali.

Un exécutant devant les commissaires

Après une interruption peu avant 20H50, la séance a repris à 21H30 avec René Duria, responsable administratif dans les groupes Publifin-Nethys où il a assuré le secrétariat des comités de secteur. Il se dédouane de toute responsabilité dans leur fonctionnement : "Si le président n'appuie pas sur la pédale de gaz, il ne se passe pas grand-chose. Ni le secrétaire, ni le management ne sont responsables", tout en reconnaissant :"Les comités de secteur n'ont pas fonctionné de façon optimale, et n'ont pas donné lieu aux avis et aux recommandations qui étaient attendus de ces comités."

René Duria a limité son rôle à celui d'exécutant, renvoyant la responsabilité des dysfonctionnements aux membres de ces comités, et à leurs présidents en particulier. Il a toutefois fourni plusieurs détails sur le CA du 21 juin 2013 qui a créé les nouveaux comités de secteur. "Ce sont les présidents des comités de secteur qui ont la main pour réunir les membres et faire fonctionner l'organe de la manière la plus optimale", a affirmé René Duria.

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