La volonté est d'aller vite et si possible dans la discrétion, gage premier de toute négociation efficace. Les fuites ne commencent en effet souvent que lorsque l'on s'entend moins bien, mais pour l'heure, c'est la confiance que veulent afficher les négociateurs.
C'est notamment le cas du MR qui, par la voix du co-formateur Charles Michel, insiste beaucoup sur les garanties obtenues (comprenez pour l'essentiel de la N-VA) et les principes de base des futures négociations: du socio-économique avant tout, de la concertation sociale, le respect de la réforme de l'Etat et de la loyauté fédérale.
Le budget au programme de ce lundi
A partir de ce lundi, ils parleront essentiellement budget. 17 milliards à trouver au fédéral d'ici 2019, voilà de quoi occuper les esprits. Des contacts seront pris avec le Bureau du Plan, la Banque nationale, et le Conseil supérieur des Finances.
Des rencontres publiques sont également envisagées: "Nous rencontrerons les partenaires sociaux représentés au sein du groupe des dix, et les ministres-présidents des entités fédérées afin de maintenir un contact permanent avec celles-ci", expliquait Charles Michel, ce vendredi.
Mais l'agenda a visiblement un peu de mal à se mettre en place. Tous les contacts ne sont pas encore bouclés, on en saura plus dans la journée de ce lundi. Il y aura aussi des contacts entre les partis pour refaire la liste de tout ce qui doit figurer dans un accord de gouvernement.
Les ténors prendront ensuite quelques vacances pour laisser avancer les groupes de travail d'experts qui devront concocter un programme de base de la future Suédoise, à réexaminer par les chefs négociateurs après le 15 août.
Objectif: atterrir pour la rentrée de septembre.
Fabien Van Eeckaut









