Durant la semaine, le vice-Premier ministre Didier Reynders parlait de "véritable échec d'une politique d'intégration dans un certain nombre d'endroits", faisant référence à "des ghettos qui se sont créés et qui se sont développés". A la mi-mai, le même Didier Reynders avait déclenché une polémique en déclarant que "se rendre à Molenbeek, c’est plus court pour être à l’étranger".
Ce faisant, "Didier Reynders ne lance pas un polémique mais un débat", estime pourtant Charles Michel. "Et un débat qui est légitime", précise le président du MR.
Pour le bourgmestre de Wavre, "dans certains endroits l’intégration pose des difficultés. Il y a certains quartiers qui s’apparentent de plus en plus à des ghettos. Et les ghettos cela favorise le radicalisme, cela favorise l’extrémisme et la peur".
Refuser les "tabous de la gauche"
Mais malgré ce constat alarmiste, "le MR souhaite une société interculturelle où il y a du respect mutuel mais aussi où il y a du respect pour la démocratie et la neutralité de l’Etat", assure l’invité de L’indiscret.
Pour Charles Michel, il ne s’agit pas de s’arrêter au constat. Pour pouvoir avancer sur le débat il faudrait faire tomber certains tabous de la gauche, estime-t-il. "Si, comme Didier Reynders, je dis que l’intégration dans certains endroits est un échec. Cela signifie qu’il faut des solutions et nous refusons qu’il y ait certains tabous dans des partis de gauche".
Or pour le parti libéral, "les partis démocrates doivent au contraire pouvoir prendre à bras le corps ces enjeux-là".
Les réussites de l’intégration ne doivent pas occulter les échecs
L’invité de Thomas Gadisseux souligne que ni lui, ni Didier Reynders ne nient le fait qu’il y ait des cas de réussite "qui sont très nombreux" en matière d'intégration. "Mais lorsqu’il y a des échecs, il ne faut pas se voiler la face mais voir comment on apporte des solutions", estime Charles Michel.
Ce dernier cite comme exemple d'échec le fait qu’à Bruxelles, un jeune sur trois soit au chômage (une statistique qui concerne pourtant l’ensemble des jeunes Bruxellois et non seulement les étrangers, ndlr).
Pour favoriser l’intégration, il faut travailler sur plusieurs aspects, relève l’ancien ministre de la Coopération au développement. "Cela passe le fait d’avoir une formation, d’avoir accès au travail mais aussi par le respect des valeurs fondamentales", estime-t-il. Ces valeurs fondamentales sont notamment "l’égalité homme-femme par exemple, le respect de la démocratie par exemple".
Faire du "parcours d’intégration" une priorité
Lorsque Thomas Gadisseux rappelle au président du MR que son parti fait partie de la coalition au pouvoir à Molenbeek, ce dernier estime pourtant que cela ne change rien au fait que la responsabilité de la situation incombe à la gauche. "Nous sommes dans un modèle de décision où par le jeu des coalitions c’est la gauche qui domine en Wallonie et à Bruxelles", estime Charles Michel.
Le MR va tout de même prendre une initiative, annonce son président. "Nous allons écrire dès demain à l’ensemble des présidents d’assemblée pour leur demander de mettre en priorité en débat notre proposition pour favoriser le parcours d’intégration".
Le parcours d’intégration? "Quand des étrangers nous rejoignent il faut les aider à pouvoir s’insérer, s’intégrer, notamment par l’apprentissage d’une de nos langues nationales ou par une dynamique de citoyenneté qui encourage un vivre ensemble en harmonie", explique le Brabançon.
Des "positions claires" mais pas de "droitisation"
Pour le maïeur de Wavre, il n’y a aucun lien entre le fait que ce débat soit lancé et les prochaines échéances électorales (les élections communales d’octobre en particulier, pour lesquelles le futur ex-conseiller communal liégeois Didier Reynders se présentera cette fois à Uccle).
"Je me réjouis que l’arrivée de Didier à Bruxelles renforce la capacité de pouvoir mettre des débats sur la table", reconnaît volontiers Charles Michel qui nie toute "droitisation" du MR mais assume la volonté de son parti de porter "un message clair sur des questions clés qui concernent nos concitoyens".
"Oui nous voulons une sécurité plus forte. Oui nous voulons que les peines, quand elles sont décidées, soient exécutées. Oui nous voulons, en matière d’intégration, des solutions et nous refusons d’éviter ce débat-là", a affirmé avec détermination le président des libéraux francophones.
Julien Vlassenbroek




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de desenfans eug Mais voyons, il leur a fallu 20 ans pour le découvrir. Petit à petit, sans violence, mais maintenant, avec une génération en plus,c'est un peu tard. Bientot, nous ne serons plus chez nous. La manière a changé. Ces pauvres policiers que l'on envoye au casse pipe ne peuvent pas ouvrir la bouche faute de quoi ils seront responsables de la situation. Les futurs policiers fédéraux auront du boulot de suite si ils s'engagent dans le métro la ou personne ne veux plus y aller. Je trouve cela interpelant. Nous ne somme plus au moyen age et personne ne donnera des leçons (sauf si on se laisse faire).
04-06-2012 11:59 |