Ces promesses d'avant les élections que les politiques n'ont pas tenues

Ces promesses d'avant les élections que les politiques n'ont pas tenues
Ces promesses d'avant les élections que les politiques n'ont pas tenues - LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA
Rédaction RTBF

Jamais avec la N-VA, disait le MR pendant la campagne, alors qu’il négocie actuellement la formation d’un gouvernement fédéral avec le parti nationaliste. "Je resterai à Charleroi", affirmait Paul Magnette, ministre-président wallon. Voici un petit florilège en vidéos des "fausses" promesses ou volte-face des hommes politiques.

"Jamais avec la N-VA"

C’est maintenant officiel : le président du MR, Charles Michel, essaie de former un gouvernement fédéral avec, notamment, la N-VA.

Pourtant, en janvier 2014, dans L’Indiscret, Charles Michel affirmait : "Nous détestons le nationalisme, nous détestons les égoïsmes. Donc clairement nous n’avons rien à voir avec la N-VA".

 

 

Le 21 mai, dans Matin Première, il insistait: "La NVA depuis très longtemps porte un projet de discrimination, porte un projet de mépris, de caricature par rapport à la Wallonie (...) Il y a en tout cas des relents racistes, il y a des sous-entendus, des attitudes, des propos qui sont extrêmement méprisants"

 

Quelques jours plus tôt, le 10 mai, Louis Michel, était l'invité du Grand électoral sur La Première. Il le clamait haut et fort: même sur le plan socio-économique, le MR ne pourrait pas faire alliance avec la N-VA. "Dans le programme socio-économique de la N-VA, il y a certainement des points qui peuvent d'ailleurs correspondre avec les socialistes, mais il y a trop de points qui sont très éloignés à la fois de notre programme concret mais aussi de notre philosophie".

 

"Charleroi, c'est toi que je préfère"

Lors des élections communales de 2012, Paul Magnette annonçait que s'il était élu, il quitterait le gouvernement fédéral, où il était alors ministre, pour devenir bourgmestre de la Ville de Charleroi, à laquelle il voulait entièrement se consacrer. 

 

Mais, voilà, tête de liste PS pour la province du Hainaut aux élections régionales, il vient de se voir propulser ministre-président de la Région wallonne. Il n'est plus que bourgmestre en titre de Charleroi...

"Engagé vis-à-vis des Namurois"

Réélu bourgmestre de Namur aux communales de 2012, Maxime Prévot, cdH, avait toujours affirmé vouloir rester à la tête de la capitale wallonne. Le soir-même des communales, il était même au bord des larmes:

 

Mais lui aussi montre au gouvernement wallon suite à ces élections régionales. Il n'est donc plus, comme Paul Magnette, que bourgmestre en titre de sa Ville...

Double casquette ?

En 2008, à la faveur d'un remaniement du gouvernement fédéral, Rudy Demotte devenait ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles (alors dénommée Communauté française) alors qu'il était déjà ministre-président de la Région wallonne. A l'époque, il parle d'une plus grande cohérence:

 

 

Six ans plus tard, à la suite des élections régionales, finie la double casquette. Rudy Demotte est ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles tandis que Paul Magnette prend la tête de la Région Wallonne. De nouveau, les socialistes disent avoir fait "le choix de la compétence, de la cohérence et du sérieux ".

Répondant aux critiques, Rudy Demotte explique que la présence d'un ministre-président propre à la seule Fédération Wallonie-Bruxelles permettra de mieux incarner l'institution et de mieux mettre en avant ses compétences. "Quand j'étais à la fois ministre-président wallon et de la Fédération, on a souvent déploré le fait que cette double casquette privait la Fédération d'une vraie visibilité. Ce sera le cas à présent". " a Fédération Wallonie-Bruxelles recouvre un champ d'importance qu'on avait un peu perdu de vue dans le passé".

J.C.


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