Budget fédéral: le gouvernement s'accorde sur le budget 2017

Budget fédéral: le gouvernement s'accorde sur le budget 2017
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Budget fédéral: le gouvernement s'accorde sur le budget 2017 - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Le gouvernement fédéral s'est accordé samedi en comité restreint sur le contrôle du budget 2017. Au total, l'effort devait s'élever à près de 872 millions d'euros, incluant le maintien d'une marge de sécurité de 559 millions. Le gouvernement a pris des mesures et corrections budgétaires à hauteur de 932 millions d'euros, libérant ainsi des moyens pour la justice, la police, le secteur non-marchand, la fonction publique et le fonds de transition énergétique.

"Nous pouvons de plus en plus bénéficier des résultats des réformes structurelles, aussi sur le plan budgétaire", s'est félicité dimanche le Premier ministre Charles Michel dont le gouvernement a déjà les yeux rivés sur le budget 2018 censé être à l'équilibre. "Il s'agit d'un objectif ambitieux et difficile, mais avec ce contrôle budgétaire, cela reste possible", selon le Premier ministre

Un effort de 900 millions

Le comité de monitoring avait établi l'effort à réaliser pour maintenir le budget sur les rails à 313 millions d'euros. La question se posait toutefois de savoir si le gouvernement allait utiliser le matelas de sécurité de 739 millions d'euros constitué dans le budget initial et dans quelle mesure. Les principaux ministres du gouvernement Michel se sont accordés sur le maintien d'environ trois quarts de cette marge (les 559 millions), correspondant au restant de l'année 2017. Il n'y aura pas de taxe nouvelle ni de nouvelle réduction de dépenses. Quelques dizaines de millions ont été dégagés pour la justice, la police et la transition énergétique ainsi que pour permettre le lancement des négociations dans le secteur non-marchand et la fonction publique.

Il y a surtout une vérification du travail qui a été fait depuis le début de l'année

Didier Reynders, vice-premier, a réagi à l'annonce de ce budget sur nos ondes : "On a constaté une amélioration des recettes, comme dans l'impôt des sociétés, parce que les taux d'intérêt sont très bas et que les intérêts notionnels coûtent moins chers que par le passé. Au-delà de ça on a pu vérifier un certain nombre de réformes, qui n'étaient pas encore mises en oeuvre mais qui vont l'être et sur lesquelles on a travaillé, notamment en matière de dépense. Il n'y a pas de taxes, d'impôts nouveaux ou de nouvelles mesures qui vont être annoncées. Il y a surtout une vérification du travail qui a été fait depuis le début de l'année, remettre le budget sur les rails en prenant un peu de marge de sécurité, en essayant de se garantir de tout ce qui pourrait intervenir dans le courant de l'année."

"On démarre déjà les travaux pour de nouvelles mesures structurelles en vue du budget 2018 et du maintien à l'équilibre", a indiqué le vice-Premier ministre N-VA Jan Jambon. Ce dernier a souligné que le contrôle budgétaire ficelé samedi soir l'avait été sur une base prudente d'1,4% de croissance alors que plusieurs instances internationales tablent sur 1,6%. "Il s'agit là d'une marge de sécurité implicite", a-t-il indiqué, admettant par ailleurs que "le tax shift doit encore être partiellement financé".

Le travail aura surtout consisté à vérifier les prévisions du comité de monitoring. Il est apparu que le rendement de l'impôt des sociétés était meilleur que prévu et que les intérêts notionnels coûtaient moins au budget qu'escompté en raison de la faiblesse des taux d'intérêts. Une conférence est organisée dimanche à 09h00 au 16 rue de la loi pour présenter l'accord.

Le gouvernement a bouclé ses travaux un peu plus tôt que prévu. Mercredi, la Belgique rendra hommage aux victimes des attentats du 22 mars 2016. "Nous pourrons de nous consacrer pleinement à la rencontre des victimes et de leurs proches", a souligné le vice-premier ministre MR, Didier Reynders.

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