A la question "Allez-vous exprimer votre vote lors des prochaines élections sociales de mai 2012 ?", 51% des sondés ont répondu "certainement" et 24% "probablement".
Un score très élevé si l'on tient en compte le fait que le vote aux élections sociales n'est pas obligatoire.
Les personnes ayant répondu "probablement pas" (7%) et "certainement pas" (8%) représentent moins d'un travailleur sur six.
Des syndicats belges épargnés par l'érosion qui frappent les syndicats en Europe?
Les Belges, manifestement, accordent donc du crédit aux syndicats dans la défense des intérêts individuels et collectifs.
D'après ce sondage, 46% des Belges estiment ainsi qu'ils contribuent à la sécurité et à la santé au travail, révèle l'étude. Le même pourcentage estime qu'ils jouent un rôle positif dans le maintien de l'indexation automatique des salaires.
"On voit que les syndicats, à leurs yeux (, défendent à la fois l'individu, le travailleur individuellement, et le collectif. Le collectif dans l'entreprise ou bien le collectif au niveau de l'ensemble de la société", analyse le chercheur du CRISP Jean Faniel, spécialiste des syndicats.
"Manifestement en Belgique, les syndicats restent épargnés par la lame de fond qui dans toute l'Europe diminue le pouvoir des syndicats. En Belgique les syndicats restent relativement solidement ancrés dans la population, parmi les travailleurs mais aussi parmi les allocataires sociaux", en conclut-il.
Un rôle dans le paiement des allocations de chômage diversement considéré au nord et au sud du pays
Le rôle des syndicats dans le paiement des allocations de chômage valorisé positivement par 41 % des Bruxellois, 38 % des Wallons et seulement 29 % des Flamands.
"Historiquement, dans l'entre-deux-guerres, en Flandre, les syndicats étaient convaincus qu'il fallait payer les allocations de chômage, alors qu'en Wallonie, cela faisait plus débat. On disait 'nous sommes une organisation militante, pas une organisation qui doit assumer des services ou qui doit se transformer en une forme d'administration'", rappelle Jean Faniel.
"Aujourd'hui, dans ce sondage, on voit que la situation s'est inversée, sans doute parce que le chômage est plus important en Wallonie et à Bruxelles qu'il ne l'est en Flandre actuellement. Et donc peut-être est-ce la raison pour laquelle les personnes qui ont été sondées ici estiment en Flandre moins normal qu'en Wallonie ou à Bruxelles que les allocations de chômage soient payées par l'entremise des syndicats", conjecture cet expert.
Les résultats complets, les chiffres sur "la perception des syndicats" ainsi que leurs analyses sont à consulter dans le journal La Libre de ce vendredi 11 mai.
Julien Vlassenbroek avec Rachel Crivellaro et Marie-Paule Jeunehomme
Le sondage a été effectué par internet entre le 3 et le 7 mai sur un échantillon de 2706 électeurs belges (903 en Flandre, 901 à Bruxelles et 902 en Wallonie) et comporte une marge d'erreur maximale de 3,3%.




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