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Arrêt à Doel 3, quelles conséquences pour notre électricité? Relisez le chat

BELGIQUE | Mis à jour le vendredi 10 août 2012 à 15h02

  • Suite aux fissures possibles sur la cuve d'un réacteur de la centrale nucléaire de Doel, quelles pourraient être les conséquences d'un arrêt définitif ? Cela aura-t-il un impact important sur l'approvisionnement en électricité ? Quelles conséquences également sur le budget de l'Etat en cas de fermeture prolongée ?

    Cette actualité à Doel relance le débat sur la sortie du nucléaire chez nous, sur la sécurité liée à cette énergie et sur notre dépendance par rapport à nos voisins européens.

    Sommes-nous exposés à un "black out" avec cette défaillance à Doel ? Selon Laurent Jacquet, porte-parole de la CREG (Commission de Régulation de l'Electricité et du Gaz), "l'arrêt des réacteurs de Doel 3 et Tihange 2 ne devrait pas poser de problème d'approvisionnement actuellement, car c'est l'été et la consommation est traditionnellement plus faible que le reste de l'année. Par contre, si cet arrêt devait perdurer et si l'hiver était rigoureux, on verrait le risque de rupture d'approvisionnement en électricité augmenter fortement".

    Et Laurent Jacquet d'ajouter : "la Belgique a l'avantage d'être bien interconnectée avec les pays voisins. Elle peut donc compter sur l'importation d'électricité. Mais attention, la capacité d'importation est limitée et pourrait être mise en péril car, en cas d'hiver rigoureux, la France affecte désormais une grande part de sa production à la couverture de ses besoins en chauffage électrique et l'Allemagne a vu presque la moitié de son parc mis à l'arrêt suite à l'accident de Fukushima".

    Pour Vincent, internaute, "je me réjouis d'un scénario "black-out", ..., j'y vois un énorme avantage, celui de nous rappeler à moindre coût (au pire un peu de désagrément, au mieux un super rapprochement familial) que l'énergie est une ressource très précieuse qu'il faut traiter comme telle, à savoir avec économie, à l'opposé de notre consommation actuelle irréfléchie. Nous n'y échapperons pas vu l'épuisement des gisements, donc autant s'y préparer au plus tôt afin de gérer plutôt que subir".

    L'éternelle question du renouvelable

    La fermeture de Doel repose inévitablement la question du développement des énergies renouvelables. La position de la CREG sur cette question est claire : "nous ne disposons pas en Belgique de ressources hydrauliques ou solaires qui nous permettraient de nous passer des centrales nucléaires, au gaz et au charbon. Nous devons donc développer le meilleur "mix" de manière à garantir la sécurité d'approvisionnement en électricité, à un prix équitable et avec un impact limité sur l'environnement", rappelle Laurent Jacquet.

    "Voilà donc ce qui arrive lorsque l'on mise tout ou presque sur une technologie que l'on croyait fiable et qui s'avère ne pas l'être, voire dangereuse N'est-il pas temps d'investir massivement dans LES énergies alternatives ?", écrit Mike, autre internaute. 

    Les 3 priorités de la CREG

    Laurent Jacquet rappelle alors la position actuelle de la CREG au vu des événements qui se passent à Doel. "En 2007 et 2011, la CREG a réalisé des études approfondies sur l'approvisionnement en électricité. La CREG concluait que le manque d’investissements en nouvelles centrales durant les dernières années risquerait de faire apparaître des problèmes de sécurité d’approvisionnement, de concurrence au niveau de la production et de prix de l’électricité d'ici à 2016. Ces conclusions sont toujours d’actualité. Nous plaidons pour, en un, favoriser les mesures de réduction de la demande d'électricité, en deux, favoriser davantage les investissements dans les nouvelles centrales et, en 3, si cela ne suffit pas, pour le prolongement de la vie de certaines existantes, moyennant contrôle et respect des exigences de sécurité".

    La sécurité liée au nucléaire

    Revient alors le débat sur la sécurité liée au nucléaire et sur les questions que tout un chacun est en droit de se poser suite à ces défaillances techniques à Doel. "Comment peut-on certifier la sécurité d'une construction datant de 1970 ? On ne parle pas d'une maison !", indique l'internaute Loopx.

    "Bien qu'elle ne soit pas à l'abri d'un problème de sécurié et de sûreté nucléaire, la Belgique dispose d'une grande expertise en cette matière : le CEN (Centre d'Etude de l'Energie Nucléaire) de Mol réalise notamment des recherches indépendantes et est spécialisé en matière de contrôle de l'acier des cuves de réacteur. Nul doute qu'il devrait apporter une expertise importante dans le cas de Doel 3. Or on a trop peu entendu parler du CEN ces derniers jours", enchaîne Laurent Jacquet.

    Pour conclure, on retiendra cette intervention de cette internaute. "Ne pensez-vous pas qu'il est plus important d'éduquer les gens à moins consommer de l'électricité ? le diktat qui veut que nous devons en rester à ce volume de consommation est aberrant. Il y a des endroits qui sont prioritaires, (hôpitaux etc), mais les particuliers et les entreprises feraient mieux de moins consommer ! La sécurité est à ce prix, et ce n'est pas énorme !".

    F.L.

     

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    AFP
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