Avec la décision du Tribunal d’application des peines concernant la libération conditionnelle de Michelle Martin, le débat sur la place des victimes dans la procédure pénale, et l’exécution des peines en particulier, a resurgi. Suite à la marche pour une réforme de la Justice organisée par des victimes de Marc Dutroux dimanche, la ministre de la Justice Annemie Turtelboom a dit comprendre les victimes. Elle s’est prononcée lundi sur les antennes de la RTBF pour un degré d’appel pour les victimes.
Ce n’est pourtant pas l’avis de magistrats. Dans le chat de la rédaction, lundi également, la juge de la Cour d’assises de Bruxelles, Karin Gérard, lançait : "La loi du talion, ça n'existe pas chez nous".
C’est également l’avis d’Hervé Louveaux, de l’Association syndicale des magistrats. "Si on reconnaissait un droit d’appel à la victime, ce serait un changement qualitatif considérable, on donnerait une place dans la procédure à la victime qui serait d’une toute autre nature. Ça n’est pas souhaitable dans le fonctionnement général du système pénal. Si on donne la parole du même type que celle qu’on donne au procureur, notre procédure pénale va être profondément réformée. Il faut éviter la précipitation, et il faut réfléchir à la portée des décisions qui pourraient être prises".
Pour lui, les victimes sont déjà beaucoup plus entendues qu’auparavant. "Depuis que le TAP est entré en vigueur, les droits des victimes ont augmenté, dans le cadre de la loi du Petit Franchimont, après l’affaire Dutroux. (…) Maintenant il y a des possibilités pour que la victime soit entendue, dans le cadre de l’exécution des peines".
Et pas seulement. Hervé Louveaux explique ainsi que la médiation pénale est de plus en plus encouragée, "mettre en contact la victime et le suspect pour mettre en place une relation humaine. Il arrive qu’on veuille améliorer cette relation pour arriver à quelque chose de plus conventionnel. La victime va pouvoir comprendre ce qui a pu conduire une personne à commettre des faits dont elle a été victime et inversement".
Mais d’expliquer que c’est difficilement applicable à l’exécution des peines. "Au TAP, la position de la victime est rarement celle de vouloir contribuer au reclassement du condamné. (…) Seul le procureur peut plaider sur la peine. La partie civile est la moins qualifiée à pouvoir de manière suffisamment neutre, non pas en veillant à la réparation des torts qu’elle a subi, à donner un point de vue sur les dispositions à prendre, sur les possibilités de reclassement du condamné".
J.C.




![[x]](http://www.static.rtbf.be/rtbf/www/images/common/old_browser/close.png)








de MM Ce zigoto est complétement déconnecté de la réalité ! Les victimes ne demandent pas être "juge" ; ce qu'elles veulent c'est un débat contradictoire au TAP. Il est navrant de constater que ces grands "experts" en mensonges se laissent abuser par les contre-vérités assénées par les avocats des coupables. Ou serait-ce parce que, les débats du TAP étant à huis clos, ces magistrats (étant à l'origine des avocats "menteurs professionnels" patentés s'il en est !) sont plus que complaisants avec leurs quo-religionnaires ?
21-08-2012 12:41 |
de gibs Parfaitement !!!! Les juges ne seront jamais que des avocats ratés
21-08-2012 12:57 |
de Robert JBF Le pire , c'est que vous avez parfaitement raison. Peu de magistrat seraient de bons avocats.
21-08-2012 18:19
de JP Fréché Tant que la victime n'aura pas AUTANT de droits que son bourreau, et même UN PEU PLUS, il n'y aura pas de vraie justice. Que l'on m'explique donc pourquoi le détenu ou le suspect ont plus de droits et de facilités que la victime? Je voudrais ajouter à cela que pour des crimes spécialement odieux, je ne reconnais plus au criminel le droit au reclassement, et je vous certifie que je ne suis pas seul à le penser! Que l'on veuille bien se souvenir que les victimes, parfois des enfants, n'auront plus jamais, elles, simplement le droit de voir le lumière du jour qui leur a définitivement été ôté par celui qui use de ses droits pour écourter sa condamnation. N'en déplaise à Mme Gérard qui parle, non sans un certain mépris, de ce qu'elle considère comme la "loi du talion", il est grand temps de revenir à beaucoup plus de sévérité. Et que l'on appelle cela comme on veut...
21-08-2012 11:08 |
de Ludovic JP Fréché fait un cureux amalgame entre suspect et coupable. Je ne lui souhaite pas de se trouver un jour au mauvais endroit et au mauvais moment ou d'être pris pour un autre! JP Fréché a-i-il une solution pour protéger la société au moment où le coupable, détenu sera finalement libéré. Il imagine probablement (et il n'est pas le "seul") que plus la peine est sévère, plus le coupable a des chance de redevenir un jour un bon citoyen? Et ben, il paraît qu'en prison, les détenu ont de fortes risques de faire de mauvaises rencontres (!) et de devenir encore plus dangereux.. Super, la proposition de JP Fréché pour protéger la société!
02-05-2013 10:04 |