La ministre dit comprendre la démarche entreprise par Jean-Denis Lejeune et l'émotion suscitée par la décision du tribunal d'application des peines de Mons, mais indique qu'elle ne peut se prononcer sur cette décision. Elle appelle toutefois à un débat sur les procédures de libération conditionnelle et plaide pour la possibilité de faire appel sur le fond des décisions du tribunal d'application des peines.
Annemie Turtelboom insiste surtout sur la nécessité d'introduire des peines incompressibles et son cabinet aurait d'ailleurs finalisé un texte à ce sujet avant l'annonce de la libération possible de Michelle Martin. Des réunions inter-cabinets au gouvernement vont commencer. Elle insiste également sur la nécessité de faire plus de place aux victimes et à leur famille, en avouant ne pas savoir encore comment le mettre en pratique.
Les magistrats veulent le maintien de la libération conditionnelle
A la veille de la marche organisée par Jean Denis Lejeune pour réclamer des modifications profondes de la libération conditionnelle, l'association des magistrats, l'ASM, entend pour sa part rappeler "son attachement à ce principe fondamental du droit. Il ne faut pas aller dans le sens d'un durcissement des sanctions. Tous les citoyens sont égaux devant la loi et c'est la même loi qu'il faut appliquer à tous les justiciables qu'ils 'appellent Michèle Martin ou Marc Dutroux. Il ne faut pas confondre les débats. Oui à un débat sur la place de la victime mais non à un débat sur la fin de la liberté conditionnelle" a déclaré Paul D'Hayer de l'ASM dans une interview accordée à Françoise Baré.




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