Les principaux ministres du gouvernement étaient enfermés depuis lundi à 14 heures, une réunion que l'on annonçait au finish.
C'est le Premier ministre lui-même qui sur son compte Twitter et dans les deux langues, a annoncé donc cet accord, accord sur le budget 2013 et sur des mesures supplémentaires pour l'emploi et la compétitivité.
Le gouvernement a pris beaucoup de précautions pour souligner qu'il va consulter les partenaires sociaux sur plusieurs pans de ce budget et à propos de la politique de relance voulue par ce gouvernement. Cela vient après le coup de semonce des syndicats qui, lundi, mettaient en garde le gouvernement sur les décisions qu'il pourrait prendre. Le gouvernement Di Rupo prend donc beaucoup de précautions pour dire qu'il va consulter les partenaires sociaux, patrons et syndicats, et les laisser négocier sur une série de thèmes. Des partenaires sociaux qu'on n'imagine quand même pas très heureux de se voir refiler la patate chaude et qui vont devoir peut-être prendre des décisions difficiles.
Le gouvernement se serait accordé sur une modération salariale
Après de multiples tentatives, le compromis élaboré à l'initiative du ministre de l'Economie, le sp.a Johan Vande Lanotte, prévoit non pas un gel des salaires -la menace avait été agitée ces dernières heures- mais plutôt une réduction pour les 2 prochaines années de l'écart salarial entre la Belgique et les pays voisins. En clair, il n'y aurait pas de réelle marge salariale chez nous, il n'y aurait pas de véritable croissance des salaires, sauf l'indexation automatique si c'était nécessaire et sauf les revalorisations barémiques traditionnelles éventuelles. Seuls les "bas salaires" échapperaient à ce recentrage, à ce resserrage. Objectif: réduire de 0,9% l'écart de compétitivité avec les pays voisins. Mais tout cela serait encore à discuter, à négocier avec les partenaires sociaux.
La relance: 400 millions
Et puis la dernière partie de la nuit au Lambermont, c'était cette fameuse recherche des 400 millions d'euros que le gouvernement promettait d'injecter dans la relance pour la compétitivité, pour la création de l'emploi. On avait vu réapparaître dans les dernières heures ce match traditionnel désormais entre socialistes et libéraux flamands notamment: fallait-il plus d'économies sur le train de vie de l'Etat ou bien des recettes nouvelles ? Apparemment les arbitrages sont faits. Ils seront présentés par le Premier ministre au Parlement en début d'après-midi, à 14h30 précisément. Traditionnellement, cette déclaration est lue à l'occasion de la rentrée parlementaire d'octobre, mais l'absence d'accord budgétaire l'avait reportée de facto. Les moments du débat et du vote à la Chambre doivent encore être déterminés.
Mais d'ores et déjà, on connait certaines mesures.
On sait que le gouvernement cherchait un tiers de mesures d'économies sur le train de vie de l'Etat, un tiers de mesures fiscales comme notamment ce précompte mobilier à 25%, la réforme des intérêts notionnels, un coup de pouce demandé aux entreprises, aux holdings, aux banques et puis toute une série d' "autres mesures" comme par exemple la régularisation de capitaux placés à l'étranger ou encore la lutte renforcée contre la fraude fiscale ou sociale. Ça, c'est pour le budget bouclé.
Il y a ensuite ce qui a retenu l'attention ces derniers jours, ces dernières heures : les mesures supplémentaires pour le plan de relance pour l'emploi et la compétitivité. Il y a donc là les 400 millions attendus qui seront entièrement dévoués à la création d'emploi en passant par des allègements de charges sociales et patronales, par des crédits d'impôts, par des coups de pouce aux entreprises et des formations renforcées proposées aux travailleurs. 400 millions chaque année en année pleine, 300 millions pour 2013 parce que certaines des mesures de compétitivité n'entreront en action qu'au 1er avril.
T.N. avec Fabien Van Eeckhaut




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de Frederic Detienne Et quid de reduire aussi la dotation aux partis politques ? N'autoriser qu'un seul revenu par elu (ou un plafond a 50,000 Eur/an si plusieurs mandats ou activites). Une fiscalisation des revenus des ministres. Il y a encore beaucoup a prendre...
21-11-2012 10:18 |
de Pourunpeuplesouverain Et pour la rtbf, comment peut-on diffuser "The Brussels Business" sans remettre en question totalement ce qu'on a fait dans ce pays et en Europe depuis 20 ans? Informez-vous sur le traitement de la campagne présidentielle en France (statistiques de l'INA), sur le système américain où il faut 1.000.000.000 $ pour se présenter. C'est ça le modèle? Vous avez fait des études: vous trouvez que c'est très démocratique? C'est par les médias que les gens peuvent se réveiller et se rendre compte du hold-up honteux que font les banques sur notre dos et surtout sur celui des Grecs et Espagnols, comme les financiers l'ont fait en Amérique Latine il y a quelques années;vous avez un rôle à jouer dans l'Histoire! Renseignez-vous, les travailleurs n'ont pas le temps, mais vous devez le faire, rencontrez des économistes qui pensent autrement que la doxa, lisez-les et forgez-vous une opinion libre de celle des agences de notations s'il vous plaît.
20-11-2012 23:12 |
de Pourunpeuplesouverain Vous martelez compétitivité, ce qui pour vous veut dire qu'il faut, en gros, baisser les salaires, mais vous voulez qu'on ait des salaires comparables auxquels? 80% de nos échanges commerciaux se font en Europe, si toute l'Europe veut baisser ses salaires elle fera reculer obligatoirement la demande du marché intérieur, donc les échanges. Brillant! C'est un non-sens. J'entends également qu'on évoque une réduction des "charges sociales", déjà la dissociation n'est même pas faite entre les grandes sociétés et les TPE-PME, mais en plus le coût du capital n'est jamais évoqué, qu'en est-il de la ponction des actionnaires sur le bénéfice? Sinon, vous pourriez lire des économistes tels que Sapir ou Généreux. Quelle formation politique belge propose aujourd'hui que la BCE modifie ses statuts pour qu'on puisse emprunter directement à taux 0-1% comme TOUS les pays du monde? Je rappelle que les intérêts de la dette sont le premier poste du budget de l'Etat
20-11-2012 23:00 |
de Eric Comment pourrait s'appliquer cette modération salariale concrêtement dans les entreprises. C'est très flou
20-11-2012 20:18 |
de Daisy "Jeanda" a tout à fait raison. Ils pourraient aussi lors de la formation d'un gouvernement réduire leur salaire au minimum (gouvernement sortant, nouveaux négociateurs, attachés de cabinet etc). Je suis certain que l'on ne resterait plus sans gouvernement pendant plus de 500 jours.... Le même index pour tout le monde et non pas un pourcentage du salaire...
20-11-2012 13:20 |