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15 novembre, fête de la Dynastie et de la Communauté germanophone

BELGIQUE | mardi 15 novembre 2011 à 7h45

  • Dans l'Est de la Belgique, c'est aujourd'hui la fête de la Communauté germanophone. Cette petite portion du territoire, moins de 1000 km² et 75.000 habitants, exprime constamment, par la voix de quasi tous les partis, son souhait d'autonomie accrue.

    La communauté germanophone voudrait être reconnue comme une quatrième région à l'égal des autres. Mais dans le même temps, c'est là qu'on trouve aussi les plus belges des Belges. En tout cas, c'est souvent comme ça qu'ils se définissent.  Et ce n'est pas tout à fait un hasard si la Communauté Germanophone célèbre sa fête le 15 novembre, par ailleurs jour de la Fête du Roi. Sans doute parce que la dynastie est un symbole fort pour des germanophones soucieux de s'affirmer comme Belges, dans un pays qui leur a réservé une protection puis une autonomie appréciable. Karl Heinz Lambertz, Ministre-Président: "Après un demi-siècle très, très mouvementé, très douloureux, on a trouvé une place assez intéressante et épanouissante en Belgique."

    Épanouissante puisque depuis une quarantaine d'années, la Communauté germanophone s'est, par petites touches, forgée un statut. D'abord modeste "Région de langue allemande", puis "Communauté culturelle allemande", elle tente aujourd'hui de se profiler comme une quatrième Région à part entière.

    C'est bien tombé ! La nouvelle réforme de l'État va justement dans le sens d'une régionalisation accrue, ce qui conforte les ambitions germanophones: "L'évolution, et cette sixième phase, prouvent très clairement qu'on est sur une voie vers une simplification. Il va de soi que le même souci, la même nécessité existent pour nous."

    Tout le monde ne souscrit pas à cette idée d'une quatrième Région. Le président de la Chambre, le socialiste André Flahaut, y disait, lundi encore, son opposition.

    La machine est pourtant en marche. Aujourd'hui, Karl Heinz Lambertz le répétera devant ses invités, en insistant sur l'avantage que cela peut être aussi, dit-il, pour... la Belgique.

    Te Deum et congés divers

    La Belgique fête donc le Roi ce 15 novembre. D'abord événement à caractère purement religieux marqué par la célébration d'un Te Deum en la cathédrale des Saints Michel-et-Gudule, à Bruxelles, la Fête du Roi, à laquelle le chef de l'Etat n'assiste pas, s'est doublée en 2001 d'une manifestation civile au Palais de la Nation et ce à la demande de la laïcité organisée.

    Ce 15 novembre n'est cependant pas un jour férié légal. Les écoles et les entreprises sont ouvertes. Seuls les fonctionnaires sont en congé et les Services publics fédéraux sont fermés.

    Carl Defoy

  • Devant le château de Laeken
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    Devant le château de Laeken

    DIRK WAEM (archives belga)
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    • Devant le château de Laeken

      Devant le château de Laeken

    • Karl-Heinz Lambertz, ministre-président de la communauté germanophone

      Karl-Heinz Lambertz, ministre-président de la communauté germanophone

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