Cette mission vise notamment les actes de piraterie régulièrement commis au large de la Somalie.
Avec ses 169 membres d'équipage, la frégate F931 Louise Marie opérera 3 mois et demi dans une zone d'un million de km² située entre le golfe d'Aden et les Seychelles. Vingt mille bateaux de commerce y transitent chaque année, (12% du commerce mondial) menacés par la multiplication d'actes de piraterie comme ceux dont ont été victimes le super tanker Sirius Star l'an passé ou encore le navire belge, le Pompéi, il y a quelques mois.
L'opération Atalanta à laquelle la Marine Belge est donc associée (avec 8 autres pays européens sous mandat de l'ONU), vise avant tout à tenter de sécuriser cette zone, notamment pour permettre l'acheminement de l'aide humanitaire du Programme Alimentaire Mondial, mais aussi pour protéger les navires de commerce les plus vulnérables.
L'Europe mise sur l'effet dissuasif mais aussi sur une capacité d'intervention. 8 para-commandos de Diest seront d'ailleurs présents à bord du Louise Marie, sur lequel un espace de détention est par ailleurs prévu. Reste que le droit international n'est pas très clair sur ce que risquent les pirates capturés.
Le Capitaine de frégate Jan de Beurme, qui commande le Louise Marie, espère ne pas avoir à les relâcher. Ils ne pourraient être jugés en Belgique que si le navire attaqué est belge ou alors remis au pays du pavillon sous lequel navigue le bâtiment ou, en dernier ressort, au Kenya, avec lequel l'Union Européenne a conclu un accord en mars pour que les présumés pirates puissent y être jugés.
(M.S. avec Pierre Magos)