Il était une fois dans l'ouest (de la Wallonie)

Il était une fois dans l'ouest (de la Wallonie)
Il était une fois dans l'ouest (de la Wallonie) - © Tous droits réservés

Le PS de l’ex-ministre Paul Furlan a dégagé le MR de la majorité à Thuin. Le MR parle de vengeance par rapport à l’affaire Publifin. Est-ce plausible? Oui, c’est très plausible. Paul Furlan évoque lui une divergence de vues au niveau local.

Paul Furlan, l'homme à l'harmonica 

Pour la petite histoire, il évoque un parti un pied dehors, un pied dedans. Et ce, de longue date. Pour être précis, ce n’est même pas tellement l'attitude des échevins, mais plus généralement d’autres personnalité MR hors du collège qui aurait posé des problèmes récurrents de loyauté.

Evidemment le MR local ne l’entend pas de cette oreille et parle donc d’une vengeance régionale, façon 'Il était une fois dans l’ouest de la Wallonie'. Paul Furlan serait l’homme à l’harmonica, une sorte de Charles Bronson qui, après avoir tout perdu, n’aurait qu’un objectif: assouvir un besoin existentiel de vengeance.

Dans le rôle d’Henri Fonda, le tueur à gage, Denis Ducarme, président provincial des bleus dans le Hainaut. C’est lui qui réplique au nom de son parti. La comparaison s’arrête là. Dans 'Il était une fois dans l’ouest' c’est Charles Bronson qui gagne à la fin, ici, on n’est pas au bout de l’histoire.

Western spaghetti

Le bout de l’histoire, ce seront les prochaines élections locales en 2018 et ces même élections vont aussi jouer sur le climat de 2019, les élections fédérale et régionales. Parce que “Il était une fois dans l’ouest de la Wallonie”, c’est bien un western spaghetti, un film de genre, presque une série. Il y en a eu d’autres avant avec des acteurs plus ou moins bons et plus ou moins célèbres. Le bon, la brute et le truand avec Elio di Rupo et Georges Louis Bouchez à Mons. Et puis, il y a “Pour une poignée de Dollars avec Marc Elsen et Freddy Breuers” à Verviers. Des situations différentes, mais à chaque fois le même résultat, le MR exclu et le PS et le CdH qui roucoulent ensemble. Difficile d’y voir autre chose qu’une simple suite de réalités locales. Même si ce n’est pas concerté, il y a bien un fond de l’air, une époque favorable au western, au duel, où le PS et le MR se rendent coup pour coup, alors qu’il y a quelques temps tout le monde tablait plutôt sur des alliances PS-MR partout.

Un avertissement pour le MR

Ce n’est pas du tout neutre comme avertissement. Même si ce tout cela n’est sans doute pas concerté, c’est le signe d’une fragilité, d’un PS qui souhaite montrer à tout le monde, CdH compris d’ailleurs, qu’il reste au centre du jeu grâce à son poids local.

La politique c’est parfois aussi simple qu’un western spaghetti, comme cette célèbre réplique de Clint Eastwwod dans le Bon la Brute et le Truand. On voit bien Elio di Rupo se prendre pour Clint Eastwood lâcher au MR : “Tu vois, le monde se divise en deux catégories: ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi, tu creuses!”

Pour l’instant, le PS a le pistolet chargé, dans beaucoup de communes, c’est lui qui à la main. Mais pour combien de temps encore, lui qui est blessé, traqué, en difficulté, fébrile comme jamais? Elio di Rupo n’est pas aussi assuré et apaisé que Clint Eastwood. Pour combien de temps encore, le PS a t il le pistolet chargé ? C’est toute la question.

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