Un « road show » à l’étranger pour promouvoir la Belgique, propose le sp.a

Mercredi 9 juin 2010

La tête de liste du sp.a au Sénat Johan Vande Lanotte réclame que les gouvernements flamand, wallon et bruxellois s’engagent, après la formation d’un nouveau gouvernement, dans une tournée à l’étranger afin de promouvoir la Belgique comme pays d’investissements pour les entrepreneurs.

Johan Vande Lanotte a lancé cette idée à l’occasion d’une visite dans une entreprise à Malines, en marge de la présentation de propositions en faveur de l’emploi des jeunes.

« L’image de la Belgique comme terre d’investissement s’est dégradée du fait de l’instabilité politique« , constate-t-il, évoquant de récents rapports sur l’attractivité du pays. Ceux-ci pointent la perte d’attractivité de la Belgique dans son ensemble tout en relevant des situations contrastées. Ainsi, la Wallonie semble avoir récemment attiré davantage d’investisseurs que la Flandre, même si les niveaux de départ des deux entités restent très différents, en faveur de la Flandre.

 Curieusement, le socialiste flamand en appelle exclusivement aux régions et non à l’Etat fédéral pour mener à bien cette mission de « remobilisation ».

Emploi des jeunes: mieux valoriser le stage d’attente

Concernant l’emploi des jeunes, Johan Vande Lanotte insiste sur l’expérience. Il propose de faire évoluer la période d’attente avant l’accès aux allocations de chômage en une « période d’expérience au travail« .

Concrètement, les services régionaux qui estiment ne pas pouvoir amener un jeune à l’embauche endéans les neuf mois du stage d’attente doivent lui chercher activement un stage en entreprise.

Le montant que le jeune recevrait au titre d’allocation d’attente servirait de subside à l’emploi. L’allocation d’attente activée serait attribuée pendant un an.

Le jeune se voyant proposer un stage devrait l’accepter, tout comme une éventuelle offre d’emploi adéquate par après.

L’employeur ne serait pas obligé d’embaucher systématiquement le jeune stagiaire, mais s’il s’avérait qu’il ne propose jamais de contrat d’embauche, l’employeur pourrait être sanctionné, explique le chef de file des socialistes flamands.
T.N. avec Belga

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