« Si la Flandre veut partir, ce sera sans Bruxelles »

Mercredi 9 juin 2010

Le cdH fera tout pour réussir une réforme de l’Etat mais si à un moment, les partenaires flamands veulent s’en aller, qu’ils en assument la responsabilité, notamment à propos de Bruxelles, souligne la présidente Joëlle Milquet, interrogée après les déclarations du président du PS, Elio Di Rupo, sur l’existence d’un « plan B » des francophones.

  »Les francophones savent penser et prévoir mais notre plan A, c’est un fédéralisme rénové dans un pays qui a encore un projet commun. Et je veux rassurer les gens: on réussira ce plan A. Bien sûr, si un partenaire veut s’en aller, qu’il s’en aille, même si ce n’est pas notre souhait, mais ce sera sans Bruxelles« , a expliqué Joëlle Milquet, interrogée en marge d’une visite d’entreprise dans la région namuroise.

Invité de La Première, Elio Di Rupo a évoqué ce plan B. Si d’aventure, la Flandre choisissait de partir, les francophones seraient en mesure d’y répondre, a-t-il fait remarquer.

Pour le moment, la question ne se pose pas, a-t-il précisé: l’échéance est le 13 juin et l’après 13 juin. A l’entendre, elle pourrait toutefois être évoquée dans un délai qui n’est plus si bref. « N’allons pas parler de choses qui pourraient se produire dans 3 ou dans 5 ans« , a-t-il ajouté, sans donner d’autre détail.

Joëlle Milquet verrait également d’un bon oeil la désignation d’un Premier ministre francophone, à condition toutefois de ne pas devoir payer un prix supplémentaire. Selon elle, Elio Di Rupo ferait un bon candidat mais aussi la présidente du CD&V, Marianne Thyssen, si ce ne devait pas être un francophone.

« Après 30 ans, pourquoi pas un Premier ministre francophone? Mais attention au prix à payer: on aura déjà une réforme de l’Etat compliquée. On ne doit donc pas payer un coût complémentaire à ce que l’on devra supporter pour une réforme de l’Etat. Elio Di Rupo? Pourquoi pas? C’est un homme intelligent, compétent et qui a une vision de l’Etat. Mais on peut aussi choisir la nouveauté en désignant une femme. Marianne Thyssen est une femme d’envergure et de dialogue. Dans les deux cas, on innoverait: soit un francophone, soit une femme« , a-t-elle dit.

Belga

10 commentaires sur “« Si la Flandre veut partir, ce sera sans Bruxelles »”

  1. Bonney dit :

    Veuillez regarder ceci afin de mieux comprendre le succes de la N-VA
    http://www.deredactie.be/cm/vrtnieuws/mediatheek/programmas/phara/2.11049/2.11050/1.798838

  2. Coyote dit :

    L’essence de notre pays, c’est le compromis. Bien sur qu’on est composé de deux cultures, de deux langues et d’une panoplie de politiques qui sont toujours les mêmes… Pour une fois qu’un politicien sort du lot et a l’air déterminé, ca attire le peuple désabusé par des années d’immobilisme. Le problème, c’est que ce n’est pas un remède mais un virus. Si ce gars monte au pouvoir (et ca y ressemble de + en +), ca serait l’affrontement des deux parties et probablement la séparation comme il le souhaite. Quel malheur pour notre pays, pour ceux qui l’ont défendu et à plus grande échelle, pour l’humanité qui devrait aller vers une plus grande solidarité mondiale plutot que réduire encore et encore la taille de son nombril.

    • HANSOTTE dit :

      La Belgique est composée de TROIS langues. A l’époque de Jules, le Grand Jules César, la Gaule Belgica allait des Ménapiens à Suessiones (Soissons). Non loin des Mose (Meuse), entre le Rhein et la Meuse donc, moi je suis un Aduatuci (Aduatique) proche des Arduenna Silva et en tous les cas et plus que probablement un Condrusi. Jules, le Grand Jules a dit de nous que nous étions des Immigrés Germains, nous les Wallons. Et si Jules a dit que « de tous les peubles de la Gaule, les Belges sont les plus braves », ce n’était pas un compliment mais remis dans son contexte, une manière de dire que nous amions rester dans notre MERDE. Alors, Morini, Atrebates et Eburones à vos charrues et confédérons nous avec les Ménapiens aujourdhui Flamands et aussi avec les Battaves jusqu’à Bellovaci (Beauvai) comme à l’époque glorieuse du Grand Jules. Aduatica reveille toi, l’Europe nous attends.

      • arthur S dit :

        En bons latins pourquoi ne pas revendiquer (comme les flamands) le « droit du sol », mais d’avant l’arrivée des barbares germaniques.
        Certes, nous n’irons pas jusqu’à ré-instaurons le latin en Flandre, mais notre démarche d’élargissement de Bruxelles redeviendra ce qu’elle est fondamentalement, càd légitime !

  3. VANSTEENKISTE dit :

    Plan Bb par ici, plan par là mais en fait le plan B ne veut-il pas vouloir dire « plan bordélique????

  4. BERKEN dit :

    « à parler flamand » : donc à parler un patois local lequel n’est enseigné nulle part dans la partie francophone du pays (rappel dans les écoles, on enseigne le Néerlandais) !!!

  5. Arnaud dit :

    On devrait pouvoir voter pour n’importe quel parti en belgique, qu’il soit flamand, wallon ou belge !
    C’est tout.
    BHV est un faux problème. C’est un problème politique et ça ne concerne pas le peuple. Il faudrait que les politiques s’occupent un peu + du peuple et moins de leurs égos pour savoir qui récoltera le + de voix.
    En étant belge, on devrait recevoir tous les papiers administratifs dans les 3 langues nationales (français, néérlandais et allemand).
    Ca me parait logique et cela éviterait pas mal de problèmes.
    Il n’y a que pour le politique que ce n’est pas logique dirait-on…
    Enfin, je vais arrêter là parce que ça me révolte !

  6. Tom dit :

    @voltaire

    Il faut commencer par apprendre à parler flamand. Et s’intéresser à la vie politique locale.

    Quoi de plus normal…

  7. voltaire dit :

    Je suis née à Bruxelles.J’habite au littoral,et il me semble ,mais je suis naïve,que je devrais pouvoir voter pour une personne politique francophone,car je ne parle pas néerlandais,je ne connais aucun parti politique sur la côte qui me convient: ainsi donc comment faire ?

    • Benoit dit :

      A votre place, j’apprendrais le néerlandais et pourrait ainsi comprendre les programmes des partis locaux.
      La Belgique de papa s’est fini!