Philippe Geluck est triste: le nationalisme flamand le glace

Jeudi 27 mai 2010

Il croyait à la Belgique riche de ses diversités, il s’est rendu compte que   » les extrémistes du Nord ont fini par donner le cap des comportements politiques » et « que la Belgique a déjà franchi un point de non-retour » : Philippe Geluck se confie au Télémoustique cette semaine et l’humoriste est amer.

Tellement amer, qu’il dit à la Flandre que « si une majorité de Flamands dit qu’elle veut foutre le camp, eh bien qu’elle foute le camp! Nous signerons l’acte de séparation. Mais pas à n’importe quel prix. Vous avez votre indépendance, mais à condition que nous gardions le nom de Belgique, qui sera composée de Bruxelles, de la Wallonie et aussi des communes à facilités. »

Voilà une position que ne renierait pas Olivier Maingain, Télémoustique rappelle d’ailleurs à Philippe Geluck la comparaison que le patron des FDF avait faite entre certaines pratiques flamandes et l’Occupation allemande. L’auteur du Chat embraye aussitôt : « On peut refaire un parallèle avec ce qui s’est produit en Allemagne: vous aviez beau être Allemand, parler la langue parfaitement, aimer Beethoven et Goethe, si vous étiez Juif, vous deviez être exclu. C’est là qu’on est dans l’apartheid, le racisme, la haine de l’autre. Tout ça m’est odieux. »

Lire la suite dans Télémoustique.

JFH

2 commentaires sur “Philippe Geluck est triste: le nationalisme flamand le glace”

  1. Dewever is hot dit :

    Eh ben le pauvre Geluck déraille complètement… Insensés toutes les conneries qu’il débite. Mais comme il l’avoue lui même: il n’a jamais connu les flamands. Qu’il la ferme donc et ravale son discours stupide de nazi par ci par là.

  2. cricri dit :

    Pour étayer les propos de Monsieur Geluck, ce ne sont pas les Wallons qui ont obligé les Anglais à avoir comme devise « Dieu et mon droit » ni les Hollandais « Je maintiendrai » le tout en Français!
    Pour dire que la langue française a toujours été en diplomatie la langue de référence. Notre constitution a été rédigée par des juristes flamands, wallons, bruxellois en français car tous parlaient et écrivaient en français. Le flamand ne s’écrivant à l’époque que dans des patois locaux. Les francophones n’en peuvent rien, ni ne peuvent changer l’histoire.
    Plus grave et oublié de nos jours, le fait que l’occupant allemand en 1940 a joué à fond la carte du nationalisme et a semé à dessein la zizanie entre nos communautés.
    En exigeant de l’état la somme de 975 millions de FB à restituer aux collaborateurs condamnés de 14-18.
    En libérant les prisonniers flamands et en gardant les wallons.
    En considérant les flamands comme germains et dès lors supérieurs aux autres (wallins). etc

    Comment voulez-vous guérir un complexe avec ce genre de traitement?

    Oui, Monsieur Geluck, le fait d’être autre chose qu’un germain (ou annexé) signifiait l’exclusion, et il est triste de voir que ces idées qui n’ont en fait rien rapportées se répètent.
    Pour terminer n’oublions pas que la grandeur de l’Allemagne comme de la Flandre repose sur les subsides versés par les alliés pour les uns et par les Belges (FR) pour les autres. A défaut de mémoire, la reconnaissance n’a jamais tué quelqu’un.